The Nun: Père, pardonne-leur

Note des lecteurs8 Notes5.7
5

L’une des franchises les plus vivantes et les plus lucratives du cinéma d’horreur est de retour en salle avec The Nun, qui promet d’explorer la genèse du personnage de Valak, la terrifiante religieuse responsable de la hantise qu’on a pu voir dans The Conjuring 2. Alleluia!

On se retrouve donc dans un poussiéreux monastère de Roumanie, dans les années 50, où un prêtre et une jeune sœur, qui n’a toujours pas prononcé ses vœux, sont envoyés par le Vatican pour enquêter sur le mystérieux suicide d’une sœur pourtant très pieuse. Le duo béni découvrira les secrets sombres du couvent pendant son enquête.

The Nun poster filmThe Nun est coupable du péché de paresse. Ceux qui iront voir le dernier film du cinéaste anglais Corin Hardy (The Hallow) en espérant découvrir les origines du démon ainsi que son lien avec les enquêtes des Warren en sortiront bien déçus.

Le scénario, très mince et on ne peut moins original, ne pousse pas bien loin et se contente plutôt d’offrir un enchaînement de scènes horrifiques à thématique religieuse, maladroitement raboutées. Les jump scares fonctionnent parfois — merci aux effets sonores qui vous défonceront la cornette — mais à la longue, ces scènes de nonnes qui apparaissent et disparaissent dans les couloirs sombres deviennent répétitives, incohérentes et plutôt lassantes.

En effet, nos enquêteurs devront surmonter une multitude d’obstacles avant d’enfin pouvoir affronter la Mère supérieure en question. Nous qui espérions un film à son sujet, Valak se fait pourtant plutôt rare ici et aucune de ses scènes n’arrive à la hauteur de celles du fameux The Conjuring 2.

Tout cela est bien dommage, parce que les visuels sont splendides. Cimetières brumeux, presbytères délabrés, statuettes décapitées; tout y est. Les décors et la mise en scène, très travaillés, nous plongent en plein cinéma d’horreur classique gothique et réussissent à créer une atmosphère plutôt angoissante. La jeune Taissa Farmiga (The Final Girls, American Horror Story) est la seule qui réussisse vraiment à se démarquer aux côtés d’un prêtre fade (Demián Bichir) et d’un inutile Canadien français (l’acteur belge Jonas Bloquet). Ce dernier personnage semble d’ailleurs tout droit sorti d’un film de Disney avec ses blagues qui désamorcent le peu de tension, et ses cues musicaux très peu subtils.

The Nun promettait le chapitre le plus sombre de l’univers de The Conjuring dans sa campagne publicitaire. Il nous offre à la place le film le plus ennuyeux d’une franchise jusqu’ici plutôt vénérable.

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