Preydator

Tous les films de la franchise «Predator» classés du pire au meilleur

Votre enthousiaste scribe a tellement adoré Prey (lisez notre dithyrambique critique ici) qu’il s’est donné le goût de rédiger un papier pour classer tous les films mettant en vedette l’un de nos monstres préférés, le Prédateur. Ce géant a laissé une trace indélébile dans le septième art, ayant mis pied sur Terre afin de chasser de l’humain, tout en marquant au fer rouge non seulement la science-fiction, mais aussi les genres que sont l’horreur et l’action.

Inoubliable est ce guerrier intergalactique, avec sa vision thermique et son look si unique d’inspiration tribale: sa chevelure rappelant les dreadlocks des rastafaris, sa peau reptilienne, son visage repoussant caché sous un opaque casque (dissimulant mandibules et acérées dents), sa ceinture sertie de crânes de toutes sortes (ses trophées de chasse), et tous ses fantastiques gadgets et armes ultra-technologiques.

Immense, car les acteurs l’ayant incarné mesurent entre 6’5’’ à 7’2’’ et demi. Et si ce n’était pas assez, il y a aussi son terrifiant rugissement et surtout les étranges sons qu’il pousse en cliquant lorsqu’il traque sa proie (souvent un.e adversaire de choix), que ce soit dans la jungle, la ville ou encore les bois.   

Notez qu’on n’a pas eu le choix d’inclure également les deux très oubliables films crossover avec la franchise qui mettait jadis en vedette Ripley. Que voulez-vous, ‘fallait y aller au complet, corps et âme, histoire de ne pas laisser d’ambiguïté ni de pierre non retournée dans ce petit hommage numéroté.

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7- Aliens vs. Predator: Requiem (2007)

Des frères Colin and Greg Strause, qui n’avaient réalisé que des clips avant de réaliser leur premier long-métrage. Mettons que mentionner qu’AVP:R s’est mérité la pire note de la franchise (12% au Tomatometer, pour 30% chez le public) devrait suffire à justifier son septième et dernier rang.

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6- Alien vs. Predator (2004)

De ce tâcheron de Paul W.S. Anderson, celui-là même qui s’est approprié la franchise Resident Evil dès 2002 pour en faire une ultrapopulaire franchise d’action pur jus, en oubliant l’esprit très Romero-esque des jeux vidéo originaux. Avec AVP, il a oublié d’engager de bons acteurs (sauf Lance Henriksen d’Aliens pour un caméo de luxe) et d’écrire un bon scénario, en essayant en vain de rendre hommage autant aux anciennes civilisations qu’à Jurassic Park et The Thing. On pourrait crier à la récupération ou au plagiat en mode gênant, mais on est gentil, comme il y a tout de même quelques moments divertissants. Cependant, c’est vraiment lorsqu’un des Prédateurs devient gentil (copain-copain avec les humains, c’est non) qu’on a décroché pour de bon. Il n’a obtenu que 21% au Tomatometer, pour 39% chez le public.

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5- The Predator (2018)

De Shane Black, qui est pourtant parfois un brillant scénariste (Lethal Weapon, The Last Boy Scout, Last Action Hero). Même s’il a joué dans le tout premier Predator (le rigolo binoclard Rick Hawkins, opérateur radio), on ne lui pardonnera jamais ce médiocre et enrageant ratage global. Sérieux, aucun personnage n’est ni attachant, marrant ou crédible (l’enfant, la scientifique et les soldats sont tous minaaaaaables), les séquences d’action sont épouvantables, le costume final rappelle Iron Man en version Wish… ouf… ça fait réellement mal. Il a même réussi à gaspiller Jake Busey (fils de Gary, qui jouait dans Predator 2), qu’on avait pourtant tant aimé dans The Frighteners et Starship Troopers. Son navet a obtenu étonnamment 33% au Tomatometer et chez le public.

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4- Predators (2010)

Produit par le bon Robert Rodriguez (From Dusk Till Dawn, Planet Terror, Sin City), qui a engagé Nimród Antal (qui avait réalisé Vacancy, et ensuite Metallica: Through the Never et quelques épisodes de la saison 4 de Stranger Things) pour réaliser son script pendant qu’il tournait Machete. Même avec de grosses pointures (Larry «The Matrix» Fishburne, l’Oscarisé Adrian Brody et Danny Trejo lui-même), un quatuor de Prédateurs (dont le classique, interprété par Derek Mears), leurs «chiens» (merci à la firme de SFX québécoise Hybride Technologies) et un récit se déroulant sur une planète extraterrestre, le résultat n’est hélas pas à la hauteur des deux premiers films. Il obtenu un gros 65% au Tomatometer pour 52% chez le public.

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3- Predator 2 (1990)

De Stephen Hopkins, qui venait de terminer A Nightmare on Elm Street 5: The Dream Child. L’immense Kevin Peter Hall (1955-1991) reprend le rôle du Prédateur, qui cette fois-ci débarque en pleine guerre de gang à L.A. Au lieu des fiers-à-bras de l’armée, on a plutôt des policiers et des fédéraux, menés par Robert Davi (Die Hard, The Goonies, Maniac Cop 2 et 3) mais surtout Danny Glover, le Roger Mutaugh de Lethal Weapon, qui retrouve le susmentionné Busey père (aussi vu dans Silver Bullet). On voit même Bill Paxton (The Terminator, Aliens, Near Dark, etc.) et Calvin Lockhart (Wild at Heart, Twin Peaks Fire Walk With Me) se faire tous deux tuer par notre méchant préféré. Et avec son côté ultra-violent, trash et urbain en mode satirique (rappelant le Verhoeven de RoboCop), on ne pouvait qu’adorer cette suite, qui troquait habilement la jungle verdoyant pour le gris des gratte-ciels. Les moments sombrant dans la surenchère parodique l’ont empêché de se classer plus haut dans notre alignement. Cependant, comme il y a beaucoup plus de fun à y avoir que sur Predators, on s’explique mal son classement sur Rotten Tomatoes, soit 30% au Tomatometer et 44% chez le public.

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2- Prey (2022)

De Dan Trachtengerg, qui avait déjà réalisé une très fun et originale suite à Cloverfield (avec les excellents John Goodman et Mary Elizabeth Windstead). Ce Prey nous a foutu une de ces claques, avec son récit intelligent, respectueux, actuel ET historique, son montage court et dynamique, ses séquences d’action enlevantes et salissantes, ses performances percutantes (chapeau bien haut à Amber Midthunder)… on pourrait continuer comme ça jusqu’à demain en soirée (allez relire notre critique passionnée pour un argumentaire plus étoffé). On l’a quasiment classé ex aequo avec le premier volet, mais c’est tout simplement impossible de battre l’original. Le film a obtenu une presque parfaite note de 92% au Tomatometer pour 82% chez le public.

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1- Predator (1987)

Réalisé par John McTiernan, celui-là même qui nous a donné des classiques comme les 3 premiers Die Hard, The Hunt for Red October et Last Action Hero (ben oui, avec son ami Schwarzie !). Film hybride s’il en est un, qui mélangeait avec doigté presque tous les genres: la science-fiction, l’horreur, l’action et même la comédie. Avec plusieurs montagnes de muscles, dont Bill Duke (Commando), Carl Weathers (le Apollo de Rocky, qu’on aussi vu dans The Mandalorian) et deux futurs gouverneurs américains, soit Arnold «Terminator» Schwarzenegger et Jesse «The Body» Ventura. Ce dernier, un ex-lutteur, maniait une mitraillette tellement immense, ça n’avait juste pas de sens! Et dire qu’on a passé proche d’avoir, au lieu du susmentionné Hall, nul autre que Jean-Claude Van Damme (allez Googler ça!) dans le rôle de la créature… content qu’on ait changé d’idée, même s’ils avaient déjà commencé à tourner. Bien qu’on aurait adoré que le personnage de Sonny Landham (48 Hrs., The Warriors) puisse affronter un peu plus longtemps le Prédateur, disons qu’on a été gâté par celui de Midhunter dans Prey. Pouvez-vous croire que le film n’a obtenu que 80% au Tomatometer? Heureusement qu’il s’est mérité la meilleure cote du public, soit 87%.

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