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«Venom»: cabotinage héroïque
4.5Note Horreur Québec
Note des lecteurs: (4 Votes)
3.5

Les populaires studios Marvel sont de retour avec les aventures du journaliste Eddie Brock (Tom Hardy) qui se verra confronté à son alter ego lorsque ce dernier se retrouvera à être fusionné à une étrange force extra-terrestre qui lui procurera de nouvelles et dangereuses habiletés. Exempté du MCU (ou Marvel Cinematic Universe) c’est au réalisateur de Zombieland, Ruben Fleischer, qu’est revenue la lourde tâche d’amener au grand écran les péripéties de Venom; celui qui deviendra plus tard un des ennemis jurés de Spider-Man.

Petit détail important à savoir: les studios Sony (en association avec Marvel) nous avaient promis, ainsi qu’à ses acteurs, d’offrir une version sombre, frôlant l’horreur et très violente de l’histoire accompagnée d’un classement Rated-R. Pour des raisons inconnues, les dirigeants ont décidé, à la dernière minute, de charcuter le film en lui retirant non moins de quarante minutes. Venom devait avoir une durée de 2h30 et voilà maintenant la version finale de 1h50 se retrouvant avec un classement PG-13. Coupures qui ont visiblement nui au film.

À commencer par le ton. Avec Ruben Fleischer à bord, on s’attendait effectivement à retrouver un petit côté comique, mais là où Thor: Ragnarok avait brillamment réussi, Venom échoue lamentablement. Comédie d’horreur frôlant souvent le burlesque, c’est surtout à un sitcom que nous avons droit; réactions de la salle en prime servant de rires en canne. On se demande souvent si on rigole pour les bonnes raisons ou seulement par gêne et confusion.

Tom Hardy (The Revenant, Inception) dans le rôle-titre est ici une terrible erreur de casting. Arborant son look de Tom Hardy et aucunement convaincant dans la peau d’un journaliste, l’acteur cabotine sans bon sens et sans arrêt dans des situations embarrassantes d’un scénario on ne peut plus simplet. Faisant équipe avec Michelle Williams (Halloween H20, Shutter Island), dans le rôle plus qu’accessoire de l’ex-copine, la chimie n’arrive jamais à s’installer entre les deux comédiens de talent, alors que l’acteur Riz Ahmed (Rogue One) dans le rôle de Riot, côté sombre de Carlton Drake, fait son apparition beaucoup trop tard au courant du film.

Les effets spéciaux, surtout réussis lors de plans éloignés, nous rappellent beaucoup trop souvent le début des images de synthèse des années 90, impardonnable en 2018, surtout venant d’un des plus grands studios hollywoodiens. Un plan large au ralenti, lors du dernier acte, est tout de fois magnifique.

Venom bande annonce

Même si Venom arrive, malgré tout, à déclencher quelques rires silencieux et à garder notre attention, il rate complètement sa cible. Tout comme un train qui déraille, on ne peut s’empêcher quand même de regarder. Les coupures au montage auront fait leurs ravages puisqu’il s’agit de porter un minimum d’attention pour deviner qu’il y avait plus à offrir que cette mauvaise comédie d’action pour un public adolescent. Alors que certains aspects de l’intrigue sont précipités, d’autres prennent un temps fou à aboutir. Heureusement, les deux scènes post-génériques laissant deviner une suite auront pu conclure le tout sur une meilleure note, malgré cet irréparable carnage.

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