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Verónica: de [REC] à Ouija
5Note Horreur Québec
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En juin 1991, trois adolescentes profitent d’une éclipse solaire pour se cacher dans leur école et tenter d’appeler l’esprit du père décédé de Verónica avec une planche Ouija. Évidemment, les choses tournent mal et il n’y aura rien de bien surprenant par la suite.

Paco Plaza (les trois premiers [REC]) a choisi de s’inspirer d’une histoire vraie pour le film Verónica, disponible sur Netflix depuis peu. Le cinéaste le rappelle aux spectateurs au tout début  en choisissant de faire entendre l’appel logé à la police, puis à la toute fin avec des images réelles qui donnent la chair de poule.

En effet, le film est basé sur «l’affaire Vallecas», qui serait le seul cas d’activité paranormale officiellement reconnue par la police espagnole.

Le film repose entièrement sur le jeu d’enfants qui offrent tous une performance remarquable. Sandra Escacena parvient à jouer avec une grande maturité la descente aux enfers de Verónica devant ses soeurs et son frère. Il faut saluer l’audace d’avoir confié les rôles les plus importants à des mineurs avec peu ou pas d’expérience. C’est ici l’une des plus belles surprises du film.

Il faut aussi mentionner le personnage intéressant d’Hermana Muerte/Sister Death (Consuelo Trujillo) qui mériterait son propre film. Le passé de la nonne aveugle soulève plus de questions qu’il n’amène de réponses et sa personnalité marquée par son humour noir réussit à l’éloigner des religieuses typiques que les films d’horreur nous présentent ad nauseam.

Sachez toutefois que si vous vous attendez à un film aussi fort que [REC], vous serez probablement déçu. Le rythme de Verónica est excessivement lent et le film s’étire en longueurs.

Il est facile de décrocher alors que l’on nous sert des clichés qui semblent toujours moins dramatiques ou moins graves que tout ce que l’on aurait pu s’imaginer. Même la dernière partie qui devait nous tenir sur le bout de notre siège ne réussit pas à nous raccrocher suffisamment au récit pour susciter une quelconque émotion.

Au final, le film tombe à plat avec un punch qui n’en est pas un et c’est uniquement l’idée qu’il soit inspiré de faits vécus qui peut provoquer un sentiment de crainte. Verónica n’est certainement pas à la hauteur de [REC], mais le film pourra tout de même plaire aux inconditionnels de l’horreur.

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