13 films d’horreur pour un Noël saignant

En cette période de réjouissances, alors que la jungle s’abat sur les centres commerciaux, que les embouteillages sont plus exaspérants que jamais, que les microbes inondent les transports en commun et que les salles obscures s’illuminent davantage de cellulaires, nous avons voulu vous offrir 13 bonnes raisons d’aimer Noël, en cette journée spéciale du vendredi 13 décembre.


Gremlins (1984) de Joe Dante

À travers cette comédie noire qui perdure depuis plus de trente ans, le réalisateur de The Howling égratigne un après l’autre tous les clichés de Noël véhiculés par le rêve américain. Qu’il s’agisse des chorales d’enfants, de la préparation des incontournables bonhommes en pain d’épices, du cinéma familial ou encore du sapin, chacun des symboles est anéanti. Le résultat n’est rien de moins qu’une perle noire qu’on s’amuse à voir et revoir encore.

Gremlins 1984

Black Christmas (1974) de Bob Clark

Le moins que l’on puisse dire du regretté Bob Clark, c’est qu’il aura changé le visage de Noël en offrant deux films cultes. Premièrement avec ce classique de l’horreur, mais aussi en 1983 avec la comédie désopilante A Christmas Story.Black Christmas est un slasher qui fait partie de la trinité fondatrice de ce sous-genre avec Friday the 13th et Halloween. On réussit à rendre les personnages attachants et l’humour détonne avec le contexte morbide. C’est comme si Bob Clark avait voulu profaner le côté sacré de cette fête religieuse. Le réalisateur de Porky’s n’a jamais lésiné sur l’humour gras, mais il réussit à tisser plusieurs grand moments de terreur. On vous encourage à lire notre “rembobine” complet sur ce classique.

Black Christmas 1974

Black Christmas (2006) de Glen Morgan

Ce remake du film de Bob Clark se démarque surtout par sa finale expliquée et ses meurtres particulièrement violents. Bien sûr, l’ensemble sent le réchauffé et le scénario ne laisse que peu de place aux subtilités, mais la superposition de cet étalage grand-guignolesque à cette journée de célébrations a quelque chose d’assez enivrant. Cette version a également fait l’objet d’un “rembobine“, tout juste avant la parution de la nouvelle mouture Blumhouse 2019.

Black Christmas 2006

“And All Through the House” — Tales From the Crypt (1972) de Freddie Francis

Avant de voir le jour sous les traits d’une émission de télévision, ces charmants contes de la crypte avaient connu une adaptation en long-métrage. And All Through the House, segment de cette première anthologie, raconte l’histoire délicieuse d’une femme aux prises avec un Père Noël meurtrier. Cette histoire du temps des Fêtes est remplie de suspense et se veut assez macabre pour que le cinéaste Robert Zemeckis en offre une relecture lors de la première saison de cette série éponyme mettant en vedette le Cryptkeeper. Une autre adaptation de l’histoire a également vu le jour en 2015.

And All Through The House Tales From The Crypt

Silent Night, Bloody Night (1972) de Theodore Gershuny

Une série de meurtres survient dans un manoir ayant déjà fait office d’asile d’aliénés lors de la veille de Noël. Ce petit slasher fauché possède plusieurs failles, mais gagne à être connu par les fans, ne serait-ce que pour son mystère et son ambiance. Sortie en 1972 sous le titre Night of the Dark Full Moon, et en 1981 sous Death House, le film a été redécouvert à l’ère du DVD. Ayant, selon la rumeur, inspiré le classique de Bob Clark, le long-métrage reste fort amusant.

Silent Night Bloody Night

Saint (Sint, 2010) de Dick Maas

Dick Maas est le réalisateur néerlandais qui a jadis tourné Flodder, rebaptisé Les Lavigueurs déménagent au Québec. Cela dit, l’homme a connu un certain succès avec ses films d’horreur The Lift et Amsterdamned. Le cinéaste retourne ici vers le genre avec son acteur fétiche Huub Stapel, qui incarne le diabolique homme religieux mort il y a presque 500 ans, mais qui reprendra vie pour livrer un nouveau massacre. Mass ré-imagine ainsi le mythe de Saint Nicholas avec humour, mais surtout des scènes d’horreur alléchantes.

Saint 2010

The Children (2008) de Tom Shankland

Alors que deux familles se retrouvent dans un chalet de campagne pour célébrer les Fêtes, les enfants sur place contractent un étrange virus et deviennent subitement alimentés d’un esprit meurtrier. Choisir des gamins avec les plus jolis minois et les transformer en tueurs sans scrupule donne un effet des plus dérangeants. Ce petit film anglais méconnu est une vraie perle et les assauts des jeunes donnent froid dans le dos. Dommage que le cinéaste Tom Shankland se concentre davantage aux productions télévisuelles depuis, puisqu’il aurait forcément eu un talent pour devenir l’un des maîtres de l’horreur.

The Children 2008

Silent Night, Deadly Night (1984) de Charles E. Sellier Jr.

Ayant subi une expérience traumatisante avec un Père Noël étant enfant, un jeune homme enfile le costume du personnage pour causer un massacre. Les parents de la droite américaine avaient, à l’époque, fait des pieds et des mains pour retirer le film des salles, considérant qu’il était de mauvais goût. Plus de trente ans plus tard, le culte l’entourant lui a donné une panoplie d’éditions et on le salue toujours.

Silent Night Deadly Night 1984

Silent Night (2012) de Steven C. Miller

Un Père Noël meurtrier décide de décimer les habitants d’une petite ville. En plus de nous offrir un Santa Claus terrifiant par son apparence, ce film est un véritable festin de gore et de violence. Réalisé par Steven C. Miller (Under the bed), Silent Night est merveilleusement porté par Jame King (My Bloody Valentine 3D), entouré de Malcolm McDowell (A Clockwork Orange) et Lisa Marie (We Are Still Here).

Silent Night 2012

Better Watch Out (2016) de Chris Peckover

On vous en parle depuis son passage à Fantasia et force est d’admettre que le film fait dorénavant partie de ces visionnements annuels. Avec ce petit bijou mettant en vedette un adolescent et sa gardienne, le cinéaste Chris Peckover s’est imposé comme figure du cinéma d’horreur à surveiller. D’un épisode à l’autre, le scénario de ce délire réussit à surprendre les spectateurs et plusieurs moments de tension se veulent des plus délectables. Les jeunes acteurs sont impeccables et se prêtent merveilleusement bien à cette parodie macabre de Noël.

better watch out 2016

Rare Exports: A Christmas Story (2010) de Jalmari Helander

Un groupe de chercheurs fait une curieuse découverte tout près de la frontière russo-finlandaise qui changera à jamais la fête de Noël. Merveilleusement photographié, ce conte macabre est rempli d’innovations. Au lieu de nous remâcher les clichés d’usage des long-métrage de Noël, on a droit ici à un peu de sang neuf. Une touche de bon folklore finlandais saura arroser votre temps des Fêtes.

Rare Exports À Christmas Story 2010

Krampus (2015) de Michael Dougherty

Ce long-métrage pourrait être analysé comme étant le penchant gauchiste de National Lampoon’s Christmas Vacation. Après avoir ajouté un film obligatoire aux fans s’apprêtant à célébrer l’Halloween avec son inoubliable Trick’r Treat, Michael Dougherty récidive en nous proposant cette satire qui dénonce habilement comment le mercantilisme a pu transformer une fête aussi traditionnelle en alibi pour nourrir la surconsommation. La scène d’ouverture superposant la chanson It’s Beginning To Look A Lot Like Christmas à la jungle du magasinage de dernière minute est presque aussi terrifiante que Krampus lui-même. Cela dit, une parade de personnages terrifiants viendront pourchasser cette distribution parfaite, dominée par Toni Collette. Cette dernière campe merveilleusement cette mère de famille anxieuse que cette corvée annuelle se termine.

Krampus 2015

The Nightmare Before Christmas (1993) de Henry Selick

Qu’il s’agisse davantage d’un film centré sur l’Halloween ou sur Noël, Jack Skellington reste le Père Noël macabre le plus savoureux et coloré de tous. Prêtant son talent à l’imaginaire de Tim Burton, le cinéaste Henry Selick a su mettre l’emphase sur le côté pestilentiel de festoyer cette fête de décembre parmi les monstres et les cadavres.

The Nightmare Before Christmas 1993