[2010 à 2019] Les 50 films d’horreur les plus importants de la décennie!

30- Under the Shadow (2016) de Babak Anvari

Deuxième film perse à se tailler une place dans notre palmarès, Under The Shadow se déroule lors de la guerre Iran-Irak, alors qu’une jeune mère et sa fille font face aux attaques de djinns dans leur immeuble de Téhéran. Quel est le pire: les esprits malicieux ou les incessantes alertes de raid aérien? Nommé meilleur film de 2016 par le critique cinéma en chef de The Observer, le film retient l’attention grâce aux couches de son sous-texte socioculturel: les femmes y sont littéralement confinées à la maison, où elles ne sont même pas la bienvenue.

29- The Skin I Live In (2011) de Pedro Almodóvar

En adaptant le roman Mygale de l’auteur français Thierry Jonquet, le grand Pedro Almodóvar a mis en scène l’une des histoires de vengeance les plus vicieuses du grand écran. Antonio Banderas et Elena Anaya livre un échange délicieux et cruel dans le film que le cinéaste décrit lui-même comme «une histoire d’horreur sans cri ni frayeur». Il s’agit en effet d’un film d’horreur atypique et sans égal, où les morceaux du casse-tête de cette horrible trahison se mettent en place tranquillement, mais laissent une trace indélébile.

The Skin I live in image film

28- Paranormal Activity 2 (2010) de Tod Williams

Même si on n’aura pu inclure le premier Paranormal Activity (2007) dans cette liste, le succès box-office de la franchise, qui a engendré pas moins de six suites, est difficile à ignorer pour cette décennie. Véritable vache à lait de Blumhouse, le phénomène aura permis au nouveau studio de production de s’imposer très rapidement dans le milieu du cinéma. Le premier titre au budget d’à peine 15 milles dollars a remporté plus de 193 millions, faisant de lui le film le plus lucratif de l’histoire. Pour cette suite dont il est question, qui se trouve être en fait un antépisode, on parle de recettes de 177 millions de dollars sur un budget de 3 millions. Et le troisième volet, paru l’année suivante, a encore mieux performé! Et ce n’est pas fini: Paranormal Activity sera de retour en 2021.

Paranormal Activity 2 image film

27- Krampus (2015) de Michael Dougherty

En 2007, Michael Dougherty nous a offert un nouveau classique à mettre dans n’importe quelle watchlist du mois d’octobre avec son Trick ‘r Treat. C’est un tour de force qu’il réussisse à répéter l’expérience avec son second film à propos du fameux démon de Noël d’origine européenne. Aussi amusant qu’effrayant, son Krampus parvient même à toucher grâce à ses thèmes sur traditions familiales et ses performances d’acteurs, notamment Adam Scott et Toni Collette. À placer sous le sapin à chaque année aux côtés de Gremlins et Black Christmas.

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26- Mandy (2018) de Panos Cosmatos

S’il y en a un qui a divisé l’opinion ces dernières années, c’est bien le plus récent Mandy de Panos Cosmatos (Beyond the Black Rainbow). Pour certains, le film était trop lent et manquait d’envergure lors de son dénouement alors que pour d’autres, il s’agissait carrément d’un chef-d’oeuvre. Peu importe le camp dans lequel on se trouve, impossible d’ignorer tout le style qui suinte de la proposition du cinéaste d’origine italienne. Les images surréalistes qu’il réussit à créer, avec la musique envoûtante du regretté Jóhann Jóhannsson, percute littéralement l’esprit pour une expérience qui ne laisse au final personne indifférent. Ajoutons à cela deux mots bien importants: Nicolas Cage.

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25- mother! (2017) de Darren Aronofsky

Qu’on l’ait aimé ou non, personne n’est resté de glace en voyant le controversé mother! — petit ou grand M — d’Aronosky. À mi-chemin, son ode à la femme et à la mère prend un tournant surréaliste agressant et pour le moins envahissant. À travers ses retournements, ses performances d’acteurs irréprochables et une réalisation à couper le souffle, celui qui nous a donné Requiem for a Dream et Black Swan nous offre ici une autre vision unique et originale, plutôt cauchemardesque, à célébrer.

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24- The Blackcoat’s Daughter (2015) de Oz Perkins

The Blackcoat’s Daughter nous a introduit en 2015 une nouvelle voix extrêmement intéressante à surveiller dans le domaine de l’horreur: celle du cinéaste Oz Perkins — fils du célèbre Anthony — et rarement a-t-on eu droit à un scénario aussi abouti et bien mené en guise de première réalisation. L’homme nous a ensuite offert l’année suivante le singulier I Am the Pretty Thing That Lives in the House et planche présentement sur la nouvelle adaptation macabre Gretel & Hansel, qu’on a hâte de découvrir l’an prochain. Il semblerait qu’à l’instar de son père, l’homme se soit développé une véritable passion pour le cinéma horreur, un genre qu’il maîtrise d’une main de maître déjà. Et on ne s’en plaindra pas.

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23- Revenge (2017) de Coralie Fargeat

On croyait ne plus rien avoir à dire sur le sous-genre souvent problématique du rape and revenge jusqu’à ce qu’arrive Coralie Fargeat. Gravant le mouvement #MeToo dans l’imaginaire des fans d’horreur et de films d’action, Revenge présente la rétribution d’une héroïne intelligente, imbattable et pleine de ressources, détournant les codes machistes du cinéma pour composer une riposte sexy et sanglante où la femme est transformée au cours d’une cérémonie quasi mystique. Triomphant dans une explosion aux couleurs et à la musique acidulées, la violence y est aussi absurde que le crime auquel elle répond.

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22- Suspiria (2018) de Luca Guadagnino

Horreur! Quelqu’un ose toucher à l’un des plus grands classiques du cinéma d’horreur! Force est d’admettre que Luca Guadagnino (Call Me by Your Name) était finalement l’homme de la situation en proposant un relecture du Suspiria de Dario Argento. Le cinéaste italien, avec l’aide de David Kajganich au scénario, s’approprie littéralement le matériel d’origine pour nous raconter une histoire bien différente à propos du couvent de danseuses sorcières. Considéré d’avantage comme un hommage qu’un véritable remake, le film remplace les couleurs vives par une palette terreuse, le ballet par des chorégraphies modernes et élaborées et la musique de Goblin par celle de Thom Yorke, pour un résultat des plus fascinants.

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21- Annihilation (2018) de Alex Garland

Après Ex Machina, Alex Garland continue d’explorer le terreau de la science-fiction horrifique. En plus de présenter une distribution presque exclusivement féminine qui contient plusieurs grandes pointures (Natalie Portman, Jennifer Jason Leigh), chose rare pour le genre, Annihilation se démarque en étant avare d’explications. Est-ce une métaphore entre cancer et humanité sur le thème de l’auto-destruction? Plusieurs visionnements sont nécessaires pour apprécier pleinement ce film qui s’inscrit dans la récente vague de récits de science-fiction lents et cérébraux, comme Arrival et Under the Skin.

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