Dans le cadre du Mois de l’histoire des femmes, la cinéaste néo-écossaise Donna Davies dévoile 1000 Women in Horror. Ce nouveau long métrage documentaire, qui atterrira sur Shudder le 20 mars prochain, retrace l’impact fondamental des créatrices sur l’évolution du cinéma d’épouvante, des origines du médium en 1895 jusqu’à nos jours.
Basé sur les recherches de l’autrice et théoricienne Alexandra Heller-Nicholas, qui en signe également le scénario, le documentaire propose une analyse exhaustive de la contribution féminine au cinéma d’horreur. Loin de se limiter au stéréotype de la scream queen (la victime à l’écran), l’œuvre rappelle que les femmes ont activement façonné les codes du genre en agissant à titre de réalisatrices, de scénaristes et de créatrices dès les balbutiements du septième art.

Des témoignages de premier plan
Pour articuler ce propos historique, la production a rassemblé un vaste panel de figures contemporaines issues de l’industrie de l’horreur. Le film s’appuie sur des entrevues avec des cinéastes établies telles que Mary Harron (American Psycho), Nikyatu Jusu (Nanny) et Gigi Saul Guerrero (Bingo Hell).
Le volet scénaristique et interprétatif est notamment abordé par Akela Cooper (M3GAN, Malignant), Kate Siegel (The Haunting of Hill House) et Lin Shaye (la franchise Insidious). Le milieu de l’analyse et de la programmation cinématographique y est aussi représenté, avec des interventions de la chercheuse et réalisatrice canadienne Kier-La Janisse (Woodlands Dark and Days Bewitched), ainsi que d‘April Wolfe et Cerise Howard.
L’expertise de Donna Davies

Ce nouveau projet s’inscrit dans la continuité logique de l’œuvre de Donna Davies. Établie à Halifax, la cinéaste s’est déjà taillé une solide réputation dans le documentaire de genre. Ses précédents travaux, incluant Zombiemania, Nightmare Factory, Pretty Bloody et Fanarchy, ont remporté de multiples distinctions dans le circuit des festivals internationaux.
Reconnue pour son engagement envers le cinéma indépendant et le mentorat des communautés sous-représentées, Davies utilise ici son expérience pour documenter une facette de l’histoire du cinéma souvent ignorée par les chroniques officielles.
Le documentaire, dont les droits de diffusion n’ont pas encore été précisés pour le marché francophone, promet de s’imposer comme un document de référence pour les cinéphiles et les historiens du cinéma.
Disponible sur Shudder dès le 20 mars.




