[Critique] «47 Meters Down: Uncaged»: sombres profondeurs

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Note Horreur Québec

Décidant de partir incognito explorer des ruines submergées, quatre jeunes filles se retrouvent prisonnières dans ces catacombes sous-marines où erre un énorme requin.

L’été 2019 aura gâté un tantinet les fans de créatures sous-marines avec l’excellent Crawl et maintenant 47 Meters Down: Uncaged.

Le cinéaste Johannes Roberts nous avait concocté une belle petite surprise avec 47 Meters Down en 2017. Deux ans plus tard, il récidive en essayant de varier un peu la note. Il en profite pour engager la progéniture ambiante d’Hollywood en signant Sistine Rose Stallone, la fille de Sylvester, et Corinne Foxx, celle de Jamie. Stratégie marketing ou pas, les photos de la première ne cessent depuis de circuler sur le Net, montrant les papas bien fiers de leur fille.

47 meters down 2Au lieu d’emprisonner ses jeunes nageuses dans une cage de fer, il les enferme cette fois dans une grotte sous-marine. Cela dit, au-delà du vaudeville traditionnel verbomoteur des films pour adolescents, aucune minutie n’évoque réellement l’identité de ces quatre jeunes filles. Hormis, la protagoniste principale qui bénéficie du talent de la jeune actrice québécoise Sophie Nélisse (The Book Thief), les personnages font office de pions interchangeables. On ne pulvérise aucunement les poncifs de la sharkploitation non plus, mais y dresse tout de même une forme de critique sociale en superposant le destin des anciens peuples mayas avec celui des victimes du poisson cartilagineux. Après cinq minutes, on devine non seulement la fin, mais l’ordre dans lequel seront traquées les victimes. On aurait pu faire avec ses faiblesses en sachant qu’on allait voir un petit série B bien juteux, mais la finale offre de quoi faire sourciller les habitués de Sharknado.

Roberts fait preuve d’un certain talent pour ses plans sous-marins, mais fait bien trop appel aux artifices pour camoufler ses trucages. Il en découle un long-métrage trop sombre où une multitude de bulles d’air obstruent constamment notre visibilité pour nourrir un flou. Neil Marshall avait pourtant très bien profité de cette noirceur pour gaver le climat glauque de The Descent, mais ici, le procédé agace. Il n’en reste pas moins que certaines images sont très belles. À défaut de toujours bien construire son suspense, le cinéaste propose plusieurs attaques surprises savoureuses de la bête.

Accompagnant Nélisse pour former un quatuor sous l’eau, les trois autres actrices sont correctes, mais peu marquantes.

Note des lecteurs1 Note3.35
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