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[Critique] Homebound: un retour au bercail décousu

C’est cette semaine qu’arrivait Homebound en vidéo sur demande et comme le laissait supposer le synopsis, nous revoilà confrontés à un autre huis clos comme il en a plu durant la période de la pandémie.

Holly accepte de suivre Richard, son nouvel époux, chez l’ex-conjointe de ce dernier pour faire sa rencontre et celle de leurs trois enfants. À leur arrivé, ils constatent que la mère est absente et le comportement des trois enfants devient de plus en plus étrange.
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Homebound est un premier long-métrage pour Sebastian Godwin, qui signe également le scénario, et il faut lui donner qu’il sait bien nous appâter. L’angle avec lequel il aborde le sort d’Holly la rend attachante dès le début puisqu’on ressent en elle cette crainte d’être perçue comme la méchante belle-mère. Bien sûr, cette ouverture n’est pas sans rappeler le délicieux The Lodge, où une jeune femme se retrouvait isolée avec les enfants de son amoureux. Ici, l’époux accompagne sa nouvelle flamme pour constater l’étrangeté de la situation. Le scénario nous fait vite comprendre, cela dit, que c’est Holly l’intruse dans ce décor. L’intrigue est assez simple, mais on titille tout de même notre curiosité.

Malheureusement, là où le bât blesse, c’est au niveau de la trop courte durée du film, qui ampute la plupart des possibilités de développements. Pour dresser le portrait d’une fracture familiale, on doit prendre davantage le temps de faire connaître les personnages au spectateur. Dans Homebound, les enfants nous font presque l’effet d’être interchangeables, et plusieurs ricochets de l’intrigue se veulent absurdes. C’est comme si nous étions confrontés à une production remplie d’ambition, avortée par la faible mise de fond.

La réalisation de Godwin n’est pas mauvaise en soi, mais affiche un manque flagrant d’imagination pour contrer le manque de temps et d’argent. On sent un certain savoir-faire, mais qui se retrouve étouffé par des compromis.

La distribution est aussi inégale: Aisling Loftus (Pride and Prejudice and Zombies) s’en tire mieux que ses compagnons de jeux, mais il faut quand même noter qu’aucun des acteurs n’a réellement quelque chose à se mettre sous la dent.

En résumé, Homebound a des airs de film inachevé, qui aurait pu être vraiment mémorable, mais qui n’en demeure pas moins une variation faiblarde de The Lodge.

Note des lecteurs0 Note
Points forts
L'entrée en matière intriguante.
Points faibles
La trop courte durée.
L'arc narratif sans finesse.
La finale, sotte et prévisible.
2
Note Horreur Québec

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Horreur Québec
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