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Critique: I Am Not A Serial Killer
9.5Note Finale
Note des lecteurs: (1 Vote)
4.8

I Am Not A Serial Killer était présenté en première canadienne au Festival Fantasia en présence de l’acteur Christopher Lloyd (Back to the Future). Ce que monsieur Lloyd ne savait peut-être pas, c’est que le projet auquel il a participé allait devenir l’une des belles découvertes du Festival.

John Wayne Cleaver (Max Records, Where The Wild Things Are) est un adolescent habitant une petite ville du Midwest américain. John a une fascination envers les tueurs en série. Il en est tellement obsédé qu’il croit avoir le potentiel d’en devenir un. Lorsque des meurtres se produisent dans sa ville, il est naturellement attiré vers les scènes de crime. Il fera tout pour découvrir l’auteur de ces meurtres, tout en combattant ses propres pulsions.

I-Am-Not-a-Serial-KillerL’une des forces du long-métrage de Billy O’Brien (Isolation) est dans le scénario, basé sur le roman de Dan Wells. Les scénaristes (O’Brien, Wells, Hydes) parviennent à nous raconter une histoire qui nous tient en haleine, tout en y ajoutant une touche d’humour noir et d’humanité. Ils ne tombent pas dans la facilité et amènent quelques revirements inattendus. O’Brien présente les scènes de meurtres toujours loin de la caméra, sans être trop graphique. Dans le contexte, ça fonctionne et ajoute de la tension et du mystère entourant les motivations du tueur.

Au travers de l’enquête de John, on assiste également à la relation avec son thérapeute; empreinte d’honnêteté. Il parle ouvertement de ses pulsions et accepte le fait d’être sociopathe. Il est rare qu’on ait droit à des personnages adolescents intelligents et qui présentent autant de profondeur. Records réussit à peindre ce personnage à merveille. Le jeu des acteurs est d’ailleurs toujours juste et nuancé. Seul bémol: Lloyd aurait parfois eu besoin de sous-titres vers la fin du film tellement il marmonne et on peine à le comprendre.

I Am Not A Serial Killer se démarque par son originalité et son antihéros fort attachant. Ce vent de fraîcheur fait du bien à une époque où les films d’horreur manquent parfois cruellement de créativité et d’intelligence.

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