[Critique] In the Shadow of the Moon: anticipation de l’ère Trump?

Note des lecteurs1 Note
2
Note Horreur Québec

Utiliser la science-fiction pour faire des commentaires sur son époque est un procédé aussi vieux que le genre lui-même. Que l’on s’intéresse à Planet of the Apes ou aux éléments politiques de Star Trek, on se rend rapidement compte que le fait de placer une histoire dans le futur nous fait forcément réfléchir sur le présent. Une scénario de science-fiction mettant de l’avant l’évolution des humains en dira toujours long sur le climat social qui l’a vu émerger.

Le jour de l’accouchement de sa femme, le policier Thomas Lockhart se voit entraîné dans une enquête qui le mène à tuer accidentellement une mystérieuse jeune femme, principale suspecte dans l’affaire. Quand, neuf ans plus tard, il la recroise dans les mêmes circonstances, il commence à devenir obsédé par le cas.

In the Shadow of the Moon affiche film

In the Shadow of the Moon de Jim Mickle (We Are What We Are (2013), Cold in July) fait, sans aucun doute, partie de ces films qui tentent de dire quelque chose sur leur époque. En effet, l’exclusivité Netflix se veut une sorte de parabole d’anticipation évidente sur l’Amérique qui a élu Trump. Évidente au point qu’elle rate probablement sa cible.

Peut-être que le petit budget inhérent à la majorité des productions Netflix lui a empêché d’aller au bout de son concept, mais le long-métrage de Jim Mickle manque énormément de subtilité dans le traitement de ses thèmes et semble prendre les spectateurs pour des idiots. En faisant dérouler son intrigue entre 1988 et 2024 au lieu de, par exemple, un avenir lointain, il dénature la question principale de son récit. Sans entrer dans les divulgâcheurs, disons simplement que le fait de réduire la responsabilité du développement d’une idée haineuse à une dizaine d’individus est risible de naïveté. On peut même dire que cela est symptomatique d’un certain manque de vision.

Cela n’est pas aidé par le manque d’ambition de la réalisation qui filme ses sujets avec un détachement trop grand pour que l’on s’intéresse à eux. Les acteurs, en particulier Boyd Holbrook (The Predator, Logan) et Cleopatra Coleman (Hover), sont tous très justes, mais n’ont malheureusement pas grand chose à se mettre sous la dent. Leurs réactions face à l’histoire prévisible qui se déroule devant eux sont, effectivement, plus qu’improbables et on finit par les trouver un peu idiots à leur tour. Bref, un autre téléfilm Netflix oubliable parmi tant d’autres qui, en plus, rate une bonne occasion de traiter d’enjeux importants.

Zeen is a next generation WordPress theme. It’s powerful, beautifully designed and comes with everything you need to engage your visitors and increase conversions.