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[Critique] Jurassic World Dominion: une récréation estivale à des années lumières de Spielberg

Jurassic World Dominion nous est annoncé depuis des mois comme l’ultime chapitre de la saga qui allait enfin refermer la boucle génétique ouverte en 1993 avec le classique de Steven Spielberg. On a tenté de faire croire qu’on proposait un nouveau long-métrage tout simplement parce que l’histoire n’était pas encore terminée. Comme on s’en doutait, tout ceci n’était que balivernes puisque ce sixième volet n’offre aucune perspective nouvelle n’ayant été déjà traitée dans les cinq précédents volets.

À une époque où la race humaine commence une coexistence plus contrôlée avec les dinosaures, Owen et Claire tentent l’impossible pour sauver la jeune Maisie d’une société de biotechnologie qui veut l’étudier, comme elle le fait avec les créatures préhistoriques, dans le but de servir les desseins d’un magnat de la technologie voulant s’enrichir davantage.
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L’utilisation de la manipulation génétique par l’homme à des fins mercantiles qui finit par être dépassé par les événements était déjà le thème central du premier long-métrage. Tout n’est que recyclage, mais l’important demeure le tour de manège.

Rendu au troisième volet de cette seconde trilogie, le spectateur a déjà compris que l’émerveillement, l’intelligence et la puissance suscités par le film original sont loin derrière lui. Pour apprécier cet épisode, il faut le voir comme une récréation sans subtilités, où des humains sont attaqués par des monstres préhistoriques. Il nous faut toutefois avouer que le film réussit à être une vraie distraction.

Le scénario multiplie les intrigues secondaires et les personnages superflus. Cela désamorce un brin la tension de cet amalgame peu subtil de scènes de poursuites calquées, pour la plupart, sur le film de Spielberg. Le fait de sortir les animaux préhistoriques du parc insulaire offrait de multiples possibilités, mais il devient ici un prétexte à donner au film des airs de James Bond ou encore d’Indiana Jones.

Comme il aurait été intéressant de voir un film étudiant réellement l’adaptation de l’homme face aux dinosaures et vice-versa. Spielberg aurait certainement osé pousser son analyse plus loin, mais Colin Trevorrow veut avant tout nous en mettre plein la vue. Sa mise en scène ne sert qu’à créer des images époustouflantes.

À ce titre, le spectateur est servi. L’ensemble est tellement boursouflé de scènes d’actions que certains passages marchent assez bien. Par ailleurs, les effets spéciaux sont d’une redoutable efficacité.

Si la chimie n’opère pas plus qu’auparavant entre l’impassible Chris Pratt et Bryce Dallas Howard, le retour des trois vétérans donne au film ses véritables saveurs. L’électricité entre Sam Neil et Laura Dern fait encore des flammèches, alors que les répliques de Jeff Goldblum sont cinglantes à souhaits.

Jurassic World Dominion est l’un de ces blockbusters estivaux amusants, qu’on regarde en souriant, mais qui ne vole pas très haut.

Note des lecteurs1 Note
Points forts
Plusieurs scènes d'action savoureuses
Le retour du trio original
Points faibles
Les hommages qui deviennent de banale redites
L'intrigue qui ne résiste pas à l'analyse
3
Note Horreur Québec

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Horreur Québec
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