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[Critique] Mortal: de Trollhunter à Marvel

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Note Horreur Québec

Parue en vidéo en novembre dernier, la dernière production d’André Øvredal, bien connu au cinéma d’horreur pour Trollhunter, The Autopsy of Jane Doe et, plus récemment, Scary Stories to Tell in the Dark, est passée sous notre radar à critique — Amazon Prime nous rappelle ce mois-ci son existence, en exclusivité dans son catalogue. Avec Mortal, le cinéaste norvégien nous offre une variation sombre du film de super-héros, qui ne réussira pas à séduire les amateurs du genre.

Eric, un américain mystérieux, est arrêté dans une petite ville norvégienne suite au décès inexpliqué d’un adolescent. Dans sa cellule, l’homme explique à une psychologue, Christine, qu’il possède des pouvoirs surnaturels dangereux. Il aurait également involontairement allumé un incendie ayant tué cinq personnes dans une ferme quelques années plus tôt. La femme tentera de l’aider à comprendre ses habiletés et son passé.

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Visuellement, Mortal «look» assez bien. Il faut dire que le film ne bénéficie pas du même budget que ses camarades de Marvel/DC et se compare davantage à un Brightburn au niveau de la forme (et de l’investissement). Produite pour 6,1 millions d’euros (7,3 millions de dollars américains), la co-production Norvège/États-Unis/UK nous offre une magnifique carte postale de la Norvège, qui devient un terrain de jeu propice pour notre protagoniste apprenant à contrôler les éléments de la nature. Les effets spéciaux ne convainquent pas à tout coup, mais l’esthétique demeure assez léchée pour garder l’oeil éveillé. Où il s’endort, c’est plutôt au niveau du scénario.

L’intrigue propose une relecture de la mythologie nordique qui aurait pu s’avérer plutôt fascinante… entre d’autres mains. En effet, Mortal souffre d’un vide scénaristique béant, comme si on l’avait charcuté d’une heure au montage, et les thèmes qu’on tente de développer en lien avec l’origine des super-héros manquent cruellement de subtilité. Les personnages nous sont également si peu esquissés qu’on peine à comprendre leurs motivations. La relation amoureuse naissant entre Eric est Christine devient ainsi carrément loufoque et les antagonistes, comme cette vilaine américaine qui aimerait contenir Eric pour on ne sait trop quelle raison et ce père qui veut venger la mort de son fils, eux, complètement caricaturaux.

Nat Wolff (The Stand 2020, Death Note) réussit tant bien que mal à tenir le fort jusqu’à la toute fin, malgré le ridicule de l’affaire. Dommage que son acolyte Iben Akerlie hérite d’un rôle faire-valoir, sans aucune personnalité, et que ceux autour d’eux se retrouvent à incarner des personnages futiles.

Mortal - arrives on Digital and On Demand November 6, and on Blu-ray™ and DVD November 10

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