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Critique: Ouija Origin of Evil
7.5Note Finale
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«Bien-aimés, n’ajoutez pas foi à tout esprit; mais éprouvez-les, pour savoir s’ils sont de Dieu, car plusieurs faux prophètes sont venus dans le monde» (1 Jean, verset 4)

Nous sommes bien avant les téléphones intelligents dans ce prequel au Ouija de 2014, premier film de Stiles White qui était assez médiocre dans l’ensemble. Cette fois-ci, le talentueux Mike Flanagan (Hush, Oculus, Before I Wake) est aux commandes et c’est payant pour le spectateur et son expérience visuelle.

Parce qu’un chauffard a trop bu avant de prendre le volant, Alice Zander élève seule ses deux filles Lina et Doris. Pour survivre, elles organisent des séances truquées afin de permettre aux endeuillés de contacter leurs chers disparus. Neil Armstrong n’a pas encore marché sur la Lune et c’est encore sur un tourne-disque qu’on joue les airs populaires en cette année 1967, où un tout nouveau jeu de table, qu’Alice décide d’ajouter à ses mises en scène, apparaît dans les magasins: la planchette Ouija de la compagnie Hasbro, qui selon la boîte connaît toutes les réponses.

Trois règles simples: ne pas jouer seul, ne pas jouer dans un cimetière, toujours dire aurevoir. Elles seront toutes brisées, comme cette famille bientôt broyée par les esprits mal intentionnés. Si seulement elle avait acheté un Monopoly…

ouija_two_xxlg-jpegEntre Ghost et The Exorcist, le film contient plusieurs scènes qui nous font sauter sur notre siège. Sans rien réinventer, certains moments sont réellement terrifiants, au-delà des sursauts et des effets de sons, et nous font pardonner les déjà-vu qu’on ressent parfois. La musique des Newton Brothers sert bien l’ensemble, sans tomber sur les nerfs bien qu’elle joue allègrement avec ceux-ci.

Elizabeth Reaser (Grey’s Anatomy, The Twilight Saga, The Family Stone) est très bonne dans le rôle de la chef de famille, mais c’est la petite Lulu Wilson, elle vraie médium, qui vole la vedette, toujours juste et inquiétante, avec de grands yeux souvent blancs et une bouche surdimensionnée, à en perdre tout envie de garder des enfants.

À noter, la présence de Henry Thomas (le jeune Elliott de E.T. the Extra-Terrestrial et bientôt Gerald’s Game, aussi de Flanagan), bon choix pour le rôle du professeur-prêtre qui tente de les aider (comme dans chaque film du genre), mais finira bien sûr par le regretter au bas d’un escalier (encore The Exorcist…)

On aurait aimé quelque chose d’un peu plus brut, moins léché (longs faux-cil, perruques parfaites, robes colorées) ainsi qu’une finale davantage travaillée, mais une fois passée la rigidité de l’esthétisme et le côté reconstitution, on embarque et on se laisse brasser par le drame horrible qui se joue sous nos yeux. Qu’au cinéma, j’ai quelques fois cachés, je dois l’avouer!

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