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[Critique] Possum: réveiller ses démons intérieurs
3.5Note Horreur Québec
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Un marionnettiste introverti qui retourne vivre dans la maison où il a été élevé par son oncle se voit confronté à une série de visions concordant avec la disparition d’un jeune garçon au village.

Après un circuit dans les festivals qui a fait jaser, Possum est enfin arrivé en vidéo sur demande cette semaine. Ce drame psychologique matinée d’horreur se situe à des années-lumière de ces films supposément branchés, au montage tonitruants, qui reproduisent l’esthétique des jeux vidéo pour tenter de séduire une audience plus juvénile.

Possum

Ce premier long-métrage du cinéaste Matthew Holness est à prendre comme une bouffée de fraîcheur à travers le lot de balivernes qui paraissent souvent sur les plateformes. Si le scénario paraît simpliste en apparence et qu’il semble reprendre certaines idées plus connues, Holness, qui en est également responsable, a su nous titiller avec les petites illuminations qu’il sème à travers son récit comme des miettes de pain. Certaines réflexions et imageries rappellent à la fois le Spider de Cronenberg et le trop sous-estimé Enemy de Villeneuve. Mais Possum offre une pointe d’originalité.

La précision poétique avec laquelle le réalisateur articule son récit avec les apparitions de ce pantin araignée, les décors qui dégage un look années 1970 et son travail sur le son intronise une étrangeté délectable. Bien sûr, il s’agit d’un film plus lent sans jumps scare faciles et qui ne fait que très peu pour effrayer. On pourrait peut-être regretter que le talent du cinéaste ne mette que peu l’emphase sur la peur, mais avec le climat anxiogène qu’il tisse, cela devient un bien moindre mal.

Dans le rôle de cet antisocial étrange, l’acteur Sean Harris, qui a incarné magnifiquement le ténébreux Solomon Lane dans les deux derniers films de la série Mission: Impossible, est époustouflant.

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