Red Dot

[Critique] Red Dot: bien viser sans atteindre sa cible

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3
Note Horreur Québec

Pour tenter de rallumer la flamme de leur couple, deux jeunes mariés se rendent en expédition dans les montagnes suédoises enneigées. Lors de leur première nuit sous les aurores boréales, Nadja et David seront attaqués par un mystérieux tireur et devront tout faire pour tenter de survivre.

Netflix confie les rennes de sa première production made in Sweden à Alain Darborg (la série suédoise Alex). Le réalisateur nous présente ici son deuxième long-métrage et propose un concept quand même intéressant. Le scénario, aussi écrit par Darborg en collaboration avec Per Dickson, est très mal exploité, même si l’idée semble bonne sur papier. Avec un titre comme Red Dot, et après avoir visionné la bande-annonce, on imagine que les deux personnages principaux devront tout faire pour échapper à ce point rouge et éviter d’être la cible d’un tireur d’élite. Sauf que, le fameux point au laser apparait à peine cinq minutes à l’écran et le tireur fou n’est pas plus présent. La marque rouge aurait pu représenter une menace qui aurait fait monter la tension du thriller, surtout en ne sachant pas quand elle aurait pu apparaître, ni quand le tireur allait faire feu. Sinon, le rythme se déroule assez bien, avec une durée de 86 minutes on ne rencontre pas de longueur.

Red Dot affiche filmLe réalisateur arrive tout de même à nous présenter de belles prises de vue dans les montagnes et à bien nous faire ressentir le froid et l’isolation que vivent Nadja et David. Les scénaristes parviennent à nous faire douter en dévoilant peu les motivations de leurs personnages, qui se situent toujours dans des zones grises, et en jouant avec des demi-vérités pour garder le suspense. Les dénouements sont prévisibles par moments et notre jeune couple a tendance à ne jamais prendre les meilleures décisions, mais ces défauts ne sont pas assez flagrants pour nous empêcher d’apprécier le film.

Red Dot réserve quand même quelques surprises et un bon revirement. Le film, qui met en vedette Nanna Blondell, qu’on pourra voir prochainement dans le Black Widow de Marvel et Anastasios Soulis (la série The Machinery), comporte aussi des bonnes séquences d’action et une excellente scène sur un lac gelé. Alain Darborg est déjà en pleine préparation de son prochain thriller, Don’t Move, où l’héroïne devra tenter de survivre une nuit dans un zoo, prisonnière dans un enclos en compagnie d’un anaconda.

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