[Critique] Santa Clarita Diet – saison 3: une diète qui manque de mordant

2.5

L’histoire débute exactement au lendemain des événements burlesques de la deuxième saison. La voisine et policière, Anne (Natalie Morales, Spider-Man: Into the Spider-Verse) est convaincue que l’invincibilité de Sheila (Drew Barrymore, Firestarter) prouve qu’elle est destinée à servir Dieu en tuant ceux qui le méritent. Notre charmante morte vivante et son mari Joel (Timothy Olyphant, The Crazies 2010) retournent à la maison en croyant leurs ennuis maintenant terminés. Tandis qu’Anne multiplie les efforts pour assister celle qu’elle croit être une messagère divine, Joel, pour sa part, aspire à devenir un templier afin de protéger sa femme. De plus, un trio de Serbie se met à leur trousse; ils veulent le sang de Sheila. Au milieu de toutes ces aventures rocambolesques, Sheila pose une question existentielle à son époux: acceptera-t-il de se faire mordre pour être à ses côtés pour l’éternité?

Pendant deux saisons, Victor Fresco (Mad About You), créateur et scénariste, a mis au monde un univers où l’humour loufoque et le gore se marient parfaitement. Le problème avec cette troisième saison, c’est que les aventures de la famille Hammond deviennent quelque peu redondantes. La trame de fond demeure invariablement la même: faire en sorte que personne ne découvre leur terrible secret. Le résultat manque donc considérablement d’audace et d’originalité. Fresco aurait pu choisir d’aller dans toutes sortes de directions différentes, mais a préféré se complaire dans une certaine zone de confort. Le phénomène est particulièrement flagrant au courant des cinq premiers épisodes (sur dix!). D’autant plus que les scénaristes utilisent toujours la saprée même formule au niveau des dialogues de notre couple chéri. Lorsqu’ils bavardent, systématiquement, leur discussion diverge vers autre chose comme si de rien n’était. Au début, c’est sympathique et cet humour noir et absurde fait sourire. Après cinquante fois, ça devient plutôt lassant.

Il faut toutefois rendre à César ce qui appartient à César. L’ensemble de la distribution joue merveilleusement bien, particulièrement Linda Lavin (Wanderlust). Non seulement elle ajoute une touche d’humour plus grinçant, mais son rôle permet une nouvelle tangente à l’histoire qui est loin d’être inintéressante. En dire davantage dévoilerait trop l’intrigue, mais cette tournure a le mérite de capter l’attention. Le coup de cœur pour Abby persiste dans cette troisième saison. Liv Hewson (Before I Fall) incarne tellement bien son rôle d’adolescente déterminée à aider ses parents qu’elle apporte de la crédibilité à cette délirante famille.

On ne peut donc pas s’empêcher de se demander si le problème de cette nouvelle saison ne serait pas au niveau des deux personnages principaux. Les personnages secondaires sont plus intéressants que le couple d’agents d’immeuble et la chimie passe mieux lorsque Barrymore et Olyphant donnent la réplique aux autres acteurs.

Il faut prendre la série pour ce qu’elle est: un divertissement léger et sympathique. La finale laisse évidemment présager une quatrième saison. En espérant que le créateur se réveille et offre aux fans du sitcom quelque chose de plus substantiel et de créatif!

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