[Critique] «Slasher: Solstice»: l’immeuble maudit

Note des lecteurs2 Notes4.15
4
Note Horreur Québec

Kit Jennings (Robert Cormier, Firecrackers) revient d’une célébration du solstice complètement défoncé. Se rendant vers son appartement, il se fait brutalement attaquer par un tueur masqué surnommé Le Druide. Cherchant de l’aide auprès de ses voisins, il se bute à des gens qui ne veulent pas être impliqués et finit percuté par une voiture sous les regards de nombreux cellulaires qui filment le tout et diffusent les funestes images sur les réseaux sociaux. Un an plus tard, les résidents recommencent à mourir sous les attaques brutales du fameux assaillant masqué.

Réalisée par Adam MacDonald (Backcountry, Pyewacket), l’histoire de cette troisième saison se déroule sur une journée entière, chaque épisode représentant plus spécifiquement trois heures. Et Dieu sait qu’il s’en passe des choses dans ce laps de temps! Dès le départ, le réalisateur gâte les amateurs d’horreur, particulièrement ceux de gore, avec une série de meurtres brutale où le sang coule à flot. Et ça ne s’arrête pas au premier épisode. MacDonald s’en donne à cœur joie tout au long de la saison. On a droit à de nombreuses attaques sanguinolentes, comme une personne se faisant disséquer vivante avec un coupe-boulon ou un autre se faisant défoncer le crâne à l’aide d’une perceuse électrique. Il y aura certainement une scène où vous détournerez le regard tellement les images vous seront insupportables. On peut affirmer sans l’ombre d’un doute que Solstice est la saison la plus violente du lot jusqu’à maintenant.

Le scénario suit exactement la même recette que les autres: un événement X survient dans le passé et on se retrouve aujourd’hui avec un meurtrier assoiffé de vengeance. L’histoire ne réinvente certainement pas la roue, mais parvient à offrir un très bon divertissement où l’on exploite le phénomène des réseaux sociaux et de tous leurs sous-produits. La morale n’est peut-être pas subtile, mais le résultat fonctionne. Par ailleurs, il est extrêmement amusant d’essayer de deviner l’identité du tueur et pendant quelques épisodes, l’équipe de scénaristes a su brouiller les pistes. Plusieurs d’entre-vous résoudront probablement l’énigme avant la finale, mais est-ce que cela gâche le plaisir? Loin de là! Par contre, le choix de dévoiler l’assassin prématurément étonne et détourne notre intérêt. Cependant, peu de séries présente une jeune femme de confession musulmane comme héroïne. Dans notre contexte social actuel, on salue l’audace.

Outre la facilité à résoudre le mystère, quelques trucs agacent. On retrouve quelques erreurs dans le scénario en faisant la reconstitution des événements après le dénouement. De plus, l’usage excessif de clichés chez certains personnages peut en faire sourciller quelques-uns. La modération a bien meilleur goût!

Heureusement, l’ensemble des acteurs est solide. Paula Brancati (Being Erica) interprète avec un plaisir fou cette influenceuse superficielle profitant de la tragédie pour faire mousser sa popularité. Certainement le genre de personnage que l’on aime détester. Fort heureusement, Dean McDermott (The Last Sharknado: It’s About Time) est extrêmement mieux dirigé dans Solstice que dans la première saison où il interprétait le shérif. C’est carrément le jour et la nuit.

Plus les saisons avancent et plus la série Slasher prend en maturité. La production transpose à merveille tout l’amour que les artisans ont pour le genre et s’assume parfaitement. Solstice, quoiqu’imparfaite, demeure une excellente saison pour une franchise qui devient de plus en plus un incontournable pour les amateurs d’horreur.

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