[Critique] The Grudge (2020): rage cinéphilique

Note des lecteurs4 Notes
1.5
Note Horreur Québec

Différents individus qui se rendent dans une résidence en Pennsylvanie se voient par la suite traqués par un esprit démoniaque.

Après les remakes infects dont on a eu droit en 2019, il nous reste à croiser les doigts pour cette année qui promettait avec cette relecture de The Grudge, grâce à la présence du réalisateur et scénariste Nicolas Pesce, responsable de l’inoubliable The Eyes of My Mother et du savoureux Piercing.

the grudge 2020 affiche filmL’année 2020 ne débute aucunement dans la fraîcheur de la nouveauté pour les amateurs de frissons. Ce quatrième volet américain de la franchise essoufflée est en quelque sorte, même si ce n’est pas entièrement le cas, un reboot. Disons que les auteurs nous gratifient d’une nouvelle tragédie et de nouveaux spectres, mais s’abstiennent à redessiner une trame qu’ils jugent monétairement gagnante. Si on additionne les longs-métrages japonais et les téléfilms à la saga américaine, la redondance se ressent. Le moins que l’on puisse dire, c’est que ce concept de film hachuré temporellement, où l’un après les autres défilent des personnages à trucider en causant des effets chocs, manque de rigueur.

Contrairement à certains précédents opus, notamment au The Grudge de 2004, qui montrait au moins un choc des cultures, mais aussi des personnages plus complets, cette dernière mouture développe de manière rudimentaire des protagonistes incapable de susciter le moindre intérêt. Par ailleurs, il est aussi déplorable de voir Pesce emprunter une voix plus anonyme en nous proposant une réalisation sans éclat. Le style qu’on lui a connu jusqu’ici est complètement absent de ce film générique. Les dommages sont d’autant plus soulignés par son incapacité à tisser le moindre suspense ou à créer de véritables scènes de terreur.

Trop peu souvent à l’écran, les quelques apparitions de la doyenne Lin Shaye sont les seuls moments valables de l’ensemble. Sans être mauvais, ses partenaires ne réussissent toutefois pas à s’imposer.