[Critique] The New Mutants: la patience n’est pas toujours récompensée

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1.5
Note Horreur Québec

Horreur Québec vous en parle depuis 2018; The New Mutants a été maintes fois repoussé. C’est généralement de mauvais augure. Mais enfin, ceux qui, comme votre auteur, l’attendaient avec impatience peuvent enfin le découvrir sur grand écran. Certes, il s’agit d’un autre film de super-héros, mais l’intérêt de ce dernier figure dans ce mélange entre l’univers de Marvel et l’horreur. Notre patience a-t-elle été récompensée? Pas vraiment!

Danielle Moonstar (Blu Hunt, The Originals) est réveillée par son père en panique alors qu’ils doivent rapidement quitter la maison. Une étrange forme les attaque, tuant ainsi son père. Danielle se réveille à l’hôpital du Docteur Reyes (Alice Braga, I Am Legend), où elle apprend qu’elle est une nouvelle mutante et où elle fera également la connaissance de quatre jeunes, qui se retrouvent dans la même situation. Avant de sortir de l’institut, la jeune femme devra apprendre à connaître l’étendue de ses nouveaux pouvoirs et bien les maîtriser; autrement, elle ne pourra sortir afin de protéger la société. Assoiffé de liberté, le groupe de nouveaux mutants fera tout pour s’échapper.

The new mutants affiche film

Après tous ces retards dans la production, on s’attend généralement à une catastrophe. Tout d’abord, la grande majorité du film de Josh Boone (The Fault in Our Stars) se concentre sur la présentation des personnages, ce qui est plutôt logique, mais le gros problème, c’est que cette première partie est plutôt ennuyeuse. Le scénario de Boone et de Knate Lee (Cardboard Boxer) peine à nous expliquer les origines de chaque super-héros et nous gave de nombreux clichés qu’on connaît déjà par coeur: la fille russe au coeur dur, le beau gosse riche qui a tué accidentellement sa blonde, les monstres qui représentent l’agresseur, etc. Ces jeunes surhumains sont fades, sans saveur et leurs pouvoirs n’impressionnent pas beaucoup, non plus. Pourquoi ne pas avoir pris le temps de bien développer ces adolescents?

Les scénaristes ont même le culot de nous tenir la main pour être sûrs qu’on comprenne bien ce qui se passe. Lorsque Docteur Reyes traite Danielle, elle lui rappelle, ainsi qu’au public, qu’elle est médecin. Comme quoi avec son sarrau et tous les soins qu’elle lui donne, nous n’aurions jamais compris ce détail. On se croirait en pleine série Épidémie à TVA, avec les dialogues insipides et risibles.

Il est dommage que l’ensemble de la distribution n’arrive pas au minimum à livrer des performances respectables. Les acteurs ont l’air de se demander où ils se trouvent et en font beaucoup trop. Et que dire de leurs faux accents? Le phénomène devient dérangeant, surtout chez Charlie Heaton (Stranger Things) avec son piètre accent du Sud des États-Unis.

Et si vous attendiez de l’horreur, vous serez extrêmement déçus. Les quelques passages horrifiques n’arrivent pas à créer une quelconque tension. Même si les créatures sont réussies, Boone a négligé l’essentiel: nous faire peur.

La plus grande frustration arrive lorsqu’on découvre vers la finale tout le potentiel que le film aurait pu avoir. Le monde imaginaire d’Illyana (Anya Taylor-Joy, The Witch) fait du bien dans ce film terne. Le look du personnage est plutôt cool, de même que ses superpouvoirs, et on aurait eu envie de plonger vers de nouvelles aventures en sa compagnie. Malheureusement pour nous, cette incursion dans ce monde fantastique ne dure que quelques minutes.

The New Mutants demeure une grande déception, malgré tout le potentiel gâché du scénario. Boone nous offre un film beige, d’un ennui mortel et qui sera certainement vite oublié.

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