unthe the bed

[Critique] «Under The Bed»: le lit ET les dents grincent…

Note des lecteurs2 Notes
2
Note Horreur Québec

Aujourd’hui, nous allons nous diriger vers le sulfureux genre de la pornographie pour vous parler d’un intriguant projet intitulé Under The Bed. Les plus polissons d’entre-vous sont peut-être déjà au courant, mais cette série pornographique et d’horreur de quatre épisodes est disponible depuis quelques temps sur les site de Pure Taboo et Adult Time.

Horreur Québec n’aurait pas osé (nous sommes gênés, voyez-vous) aborder une telle série en tant normal mais nous sommes pas peu fier de la présence de nos spécialistes québécois des cochoncetés en tout genre à la liste des réalisateurs-trices, Éric Falardeau (Thanatomorphose) ainsi que Fred August. Comprenez-bien que nous tentons ici de critiquer cette série sous l’angle de l’horreur. Pour ce qui est la qualité des scènes cochonnes, on vous laissera le soin de les juger selon vos préférences personnelles.

Under the bed affiche filmUnder The Bed annonce s’inspirer du renouveau dans lequel se trouve l’horreur depuis quelques années ainsi que des succès des séries d’anthologies telles que Tales From The Crypt. Ainsi, la série est construite en quatre épisodes, conduite par quatre réalisateurs différents, pour quatre intrigues l’étant tout autant. La production vante une série de grande qualité, menée par un jeu d’acteur sérieux et des intrigues solides.

Malheureusement, cette promesse ne semble que très maladroitement tenue. La plupart des épisodes arborent un look à la limite de l’amateurisme, filmés et éclairés sans réelle inspiration. Impossible de savoir si l’idiotie sur-explicative générale des dialogues est volontaire ou non. Chose certaine, le jeu d’acteur tantôt profondément désincarné, tantôt dans le surjeu frénétique, n’aide vraiment pas à prendre au sérieux les intrigues déjà à la limite du kitsch…

De plus, on espérait que la pornographie et l’horreur marchent main dans la main. Le résultat est malheureusement le suivant: Under The Bed est au final une collection d’épisodes pornographiques dans lequel quelques scares peu inspirés ponctuent l’intrigue, ou à l’inverse, des courts métrages horrifiques un peu boiteux au milieu desquels sont parachutés de trop longues scènes de sexe.

Within de Fred August ouvre la série et nous sert une interpretation tout aussi licencieuse que carnassière du mythe des succubes et incubes. Le film s’essaye a de jolis visuels colorés, mais il faut bien avouer que ceux-ci manquent tout autant d’originalité que le twist final.

Pour ce qui est de The Thing From The Lake, il faut reconnaître que la technique n’est pas au rendez-vous. Nous pouvons néanmoins féliciter son réalisateur Éric Falardeau d’avoir, tant bien que mal, tenté de faire honneur à la prémisse de la série: allier sérieusement pornographie et horreur. Fétichiste des fluides gluants en tout genre, ne cherchez pas plus loin, Éric s’occupe de vous.

Au final, c’est The Night They Came For Lucy, second épisode de la série,  qui tire le mieux son épingle du jeu. Malgré quelques trous dans la scénarisation, la réalisatrice chevronnée Joanna Angel embrasse pleinement le ton campy de la parodie (dont la production tenait pourtant à s’éloigner). L’on accepte alors plus facilement les niaiseries du dialogue et de l’intrigue pour une joyeuse orgie funèbre.

Enfin, Fertile se vautre malheureusement dans la plupart des écueils mentionnés plus haut. Vous pouvez passer votre chemin.

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