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[Critique] Us: trouble en double
3.0Note Horreur Québec
Note des lecteurs: (9 Votes)

Deux ans après son oscarisé Get Out, l’acteur maintenant réalisateur chouchou Jordan Peele est de retour avec son deuxième long-métrage intitulé tout simplement Us. Devenu l’un des metteurs en scène les plus adulés du cinéma d’horreur en très peu de temps, il se retrouve maintenant avec la lourde tâche de ne pas décevoir son public avec cette histoire un brin plus tordue et beaucoup plus brutale que son prédécesseur.

Us affiche filmLes membres de la famille Wilson se voient soudainement être la cible de quatre meurtriers qui semblent être leur copie conforme. Une histoire dont on ne veut trop révéler d’informations afin que la qualité du visionnement soit des plus maximales.

En effet, Peele offre ici un récit d’une extrême originalité parsemé de surprises, de quelques bons moments de tension et d’une distribution d’acteurs menée par la superbe, et également oscarisée, Lupita Nyong’o (12 Years a Slave), dans l’une de ses meilleures performances jusqu’à maintenant. Partageant l’affiche avec le nouveau venu Winston Duke (Black Panther), Elisabeth Moss (série The Handmaid’s Tale) et les jeunes Shahadi Wright Joseph et Evan Alex dans le rôle des enfants du couple, on ne pouvait espérer mieux pour interpréter de manière aussi convaincante la gentille famille autant que leur diaboliques sosies.

Malheureusement, le pourtant très bon scénario comprend également son lot d’imperfections à commencer par son humour omniprésent. Parfaitement dosé dans Get Out, on se demande ici si Us en avait sincèrement besoin. Avec ses «une ligne, un punch», le personnage du père, servant de clown de service, essaie de nous faire rire dans des situations qui se devaient être intenses, mais où l’humour fait, un tantinet, décrocher. Dommage.

Plusieurs éléments de l’histoire et quelques choix artistiques sont également à remettre en question. Sans trop en dévoiler, on se questionne sur le comportement de certains personnages où il est difficile de ne pas se mettre à leur place et de constater, avec évidence, que nous sommes bel et bien à Hollywood, en 2019.

Cependant, la mise en scène irréprochable nous confirme que le réalisateur a fait ses classes et qu’il est en total contrôle de son récit. L’enchaînement des scènes est pleinement maîtrisée et nous mène à une finale où le spectateur se retrouve carrément à l’intérieur d’une poupée russe jusqu’au générique de fin. Or, Us aurait pu (et aurait dû) être l’un des films les plus angoissants de l’année. Outre son humour superflu et un troisième acte un peu embrouillé où on a voulu trop en faire, Jordan Peele réussit quand même à divertir et faire sourire, mais, malgré tout le potentiel qu’il avait, n’arrive jamais à réellement effrayer.

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