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[Critique] Wildling: la belle et la bête
2.5Note Horreur Québec
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Après avoir été séquestrée durant des années dans un grenier par son père, une jeune fille se voit soudainement libérée par la police. Recueillie par la shérif qui vit avec son frère, l’adolescente devra faire face à son passé alors que surviennent plusieurs événements bizarres.

C’est tout récemment qu’arrivait le long-métrage Wildling sur la plate-forme Netflix. Même si le film n’a pas fait tellement parler de lui lors de sa sortie vidéo en août dernier, l’affiche a circulé dans les conventions et plusieurs cinéphiles savaient qu’un film avec Liv Tyler (The Strangers) et Brad Dourif (Child’s Play) faisait le circuit des festivals.

Wildling affiche filmComment transcender le film d’épouvante, afin d’y apporter un peu de sang neuf? Cette question semble omniprésente dans la tête des cinéastes de films indépendants, qui n’ont d’autres choix que de se la poser n’ayant pas les moyens de s’offrir des maquillages en béton ou des monstres crédibles. De grandes œuvres sont nées dans cette optique. Pourtant, dans la tradition des grosses productions hollywoodiennes qui refont sans cesse la même chose, le cinéma de genre indépendant commence à manquer d’audace et offre des films qui sont de plus en plus banals et interchangeables.

Wildling a bénéficié d’un budget de 2 millions de dollars, ce qui est microscopique quand on pense aux têtes d’affiche à bord. Visuellement, on peut dire qu’on a fait des merveilles: les plans de la forêt et les éclairages de nuit sont efficaces.

En revanche, le scénario de Friedrich Böhm et Florian Eder, pourtant prometteur au départ, s’enlise dans des thèmes plus rose bonbon à la sauce Twilight. L’actrice Bel Powley a mentionné en entrevue que le parcours de son personnage ressemblait à celui de toute adolescente avant de devenir une femme. Pense-t-elle vraiment qu’il s’agit d’une nouvelle tendance? Le cinéma d’horreur et les allégories qu’il propose pour aborder les problèmes de l’adolescence ont souvent donné naissance à des œuvres prenantes et inoubliables, que l’on pense à Ginger Snaps ou même à l’inoubliable Let the Right One In. Cependant, ce n’est pas le cas ici alors qu’on sombre plutôt lentement vers le ridicule.

La réalisation de Friedrich Böhm est pourtant fort adroite, mais impossible de calfeutrer des élans moins inspirés de l’histoire. Dourif et Tyler sont tous deux excellents dans des rôles secondaires. Bel Powley est davantage inégale.

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