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Dissection pour collectionneurs: The Critters Collection de Scream Factory
Critters8.8
Critters 2: The Main Course8.5
Critters 36
Critters 44.5
7Note Horreur Québec
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0.0

C’est récemment que la collection Scream Factory lançait ce tant attendu coffret de la série de films Critters, qui n’avait eu aucune sortie digne de ce nom en Amérique jusque là. Comme plusieurs fans, nous étions anxieux d’accueillir ce superbe boîtier sur nos étagères. Il est temps de le passer au microscope avec vous.

Les films

Critters (1986) de Stephen Herek

Une famille habitant sur une ferme est attaquée par de petites créatures extra-terrestres carnivores.

Même si on peut accuser le premier volet de la franchise Critters de reprendre une recette rappelant celle de Gremlins de Joe Dante, l’idée aurait été érigée bien avant la sortie du classique de 1984, mais aurait bénéficié du succès de Gizmo pour trouver des capitaux financiers. Il n’en demeure pas moins que plus de trente ans après sa sortie, cette petite série B n’a pris aucune ride. Qui plus est, son humour noir fonctionne toujours aussi bien. C’est toujours aussi délectable de voir un critters dévorer une peluche de E.T., quand ici aussi Dee Wallace joue le rôle de la mère de famille. En fait, c’est peut-être encore plus drôle puisque l’actrice semble plus reconnue que jamais pour son apport au cinéma de genre.

Plusieurs autres acteurs étonnants composent la distribution, notamment l’incroyable M. Emmet Walsh (Blood Simple), Lin Shaye (Insidious), Billy Green Bush (Alice Doesn’t Live Here Anymore) et Billy Zane (Dead Calm).

Calquant plusieurs créneaux sur le western, le film de science-fiction, et le film de monstres, Critters mérite une place de choix dans la collection de tout véritable fan d’horreur.

Critters 2: The Main Course (1988) de Mick Garris

De retour au bercail pour célébrer le week-end de Pâques, le jeune Bradley Brown (de l’épisode précédent) doit à nouveau faire face aux porcs-épics venus de l’espace.

Même si Critters 2: The Main Course a été un échec colossal à sa sortie, et qu’il aurait possiblement empêché Robert Shaye, producteur et fondateur de New Line Cinema, de conclure une entente très lucrative, le résultat n’en reste pas moins un véritable trésor caché. Ce premier long-métrage du désormais légendaire Mick Garris est un réservoir d’imagination où domine son incontestable passion pour le genre. Celle-ci se ressent d’ailleurs dans chacune de ses réalisations, même les moins réjouissantes. Cette excellente suite abonde en scènes d’anthologies qui marqueront à jamais les fans. Qui ne se rappelle pas de cette sphère géante composée de critters, du buffet à volonté ou de l’attaque du lapin de Pâques?

Une fois de plus, l’humour qui mâtine l’horreur marche à merveille. Les créateurs (Garris en avant-plan) comprennent qu’ils ont affaire à des fans connaissant les films emblématiques de l’épouvante. Qu’on évoque Freddy, Cujo, Frankeinstein ou même Jaws, les références pétaradent en un feu d’artifice authentique et savoureux. Par ailleurs, les trucages sont surprenants.

Critters 3 (1991) de Kristine Peterson

Un immeuble à logements se voit envahi par des Critters, dont les œufs viennent d’éclore au sous-sol.

La décision de tourner Critters 3 et 4 d’un seul coup pour un budget dérisoire se laisse voir très tôt dans ce film, qui pourrait faire allègrement partie du mouvement #MToo s’il était tourné récemment. Personne n’est contre une certaine montée féministe dans la représentation des personnages féminins, mais la misandrie qui se ressent dans Critters 3 est ridicule. Chaque personnage masculin, y compris un jeune Leonardo DiCaprio, sont des faibles ou carrément des ordures. Le scénario semble calqué sur le film à succès de l’époque, *batteries not included, sans en avoir les couleurs.

Par ailleurs les critters paraissent moins bien animés et l’ensemble garde une facture plus télévisuelle que cinématographique. Le film amuse, mais s’oublie vite.

Critters 4 (1992) de Rupert Harvey

53 ans après avoir été cryogénisés, les derniers œufs de Critters finissent par éclore dans une station spatiale.

Que fait-on quand on ne sait plus quoi faire avec les monstres? On les expulse dans l’espace! Ce dernier volet de la franchise est définitivement le plus raté. L’action est longue à décoller, les personnages sont fades, les péripéties avec les petite créatures manquent de panache et les effets spéciaux sont plus que rudimentaires. Dommage d’y voir des acteurs chevronnés comme Brad Dourif (Child’s Play), Angela Bassett (Strange Days) et Martine Beswick (Dr Jekyll & Sister Hyde) s’y commettre.

Les suppléments

Les deux premiers films offrent un rendu visuel surprenant. Cela dit, le seul élément négatif de ce splendide coffret réside dans le fait que si le studio Shout! ne nous propose un scan 2K et une restauration que pour les deux premiers volets. Les épisodes 3 et 4 ressemblent d’avantage à du HD plus standard, ce qui n’est pas mal en soi, puisque ces deux films n’ont jamais été présentés avec une résolution aussi bonne. Cela dit, tant qu’à y aller pour une collection complète, on aurait peut-être pu rehausser ces deux épisodes également.

Ce boxset de la franchise Critters regorgent d’extras tous aussi intéressants les uns que les autres, mais nous nous devons de souligner le documentaire They Bite!: The Making Of Critters, d’une durée de 71 minutes, qui décortique de long en large la genèse et les anecdotes de tournage du premier film. Même si l’on peut regretter l’absence du cinéaste, le distributeur aurait pu vendre cet assemblage de témoignages et d’images du tournage sur un disque à part et il aurait valu son prix d’achat.

C’est pourtant The Main Course: The Making Of Critters 2 qui impressionne le plus. À travers 63 minutes, les fans peuvent parcourir les techniques les plus ingénieuses cachées derrière les effets spéciaux. S’adressant humblement aux fans, Mick Garris aborde son travail avec un art de la rhétorique. Si vous aimez moindrement le film, ce document risque de vous donner un orgasme.

Les autres opus livrent aussi les équivalents You Are What They Eat: The Making Of Critters 3 et Space Madness: The Making Of Critters 4, d’une durée d’environ 25 minutes chacun et qui ne sont pas déplaisants, mais les films sont tellement plus mineurs que leur création nous captive forcément un peu moins.

Sinon, vous y trouver les extras traditionnels comme des galeries, des bandes-annonces et des scènes additionnelles. Ceux-ci sont particulièrement intéressants au niveau de Critters 2, qui propose un TV Cut Additional Scenes d’une quinzaine de minutes.

La constatation première qu’on éprouve dès qu’on termine le dépouillement de ce coffret tant attendu, c’est son excellent rapport qualité/prix. Difficile de croire que pour une soixantaine de dollars, les collectionneurs peuvent dorénavant mettre la main sur la franchise aux hérissons carnivores intergalactiques! Ne serait-ce que pour les deux premiers films et leurs extras en or, cette collection est rentabilisée.

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