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Deep Blue Sea 2: des dents mal aiguisées
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Une spécialiste des requins est invitée dans un laboratoire maritime pour donner son opinion sur les expériences d’un docteur sur les requins-bouledogues. Le groupe de scientifiques sur place se retrouvera dans de sales draps, lorsque les prédateurs génétiquement modifiés décideront de s’en prendre à eux.

Presque vingt ans après le film original, voilà que Deep Blue Sea 2 fait son arrivée dans le domaine de la vidéo. Si vous êtes friands de monstres marins, vous vous préparez probablement déjà à plonger en mer. Cela dit, est-il sage de pondre la suite d’un film culte après autant de temps?

Sorti en 1999, Deep Blue Sea réalisait l’exploit de nous offrir un film de sharksploitation aux antipodes du Jaws de Steven Spielberg. Le film de Renny Harlin ne misait aucunement sur le réalisme, la crédibilité du récit ou encore la densité de la mer. On présentait des requins plus grands que nature et une grande partie de l’intrigue se déroulait dans des espaces clos. Le cinéaste a toujours été une sorte de roi du B-movie et son film naviguait aisément entre humour loufoque et sursauts d’une redoutable efficacité. C’est aussi parce que le premier film n’essayait pas de déclasser le chef-d’œuvre de tonton Steven qu’on lui pardonnait une série d’emprunts amicaux.

C’est au cinéaste Darin Scott (Dark House) que revient la tâche de faire revivre ces monstres cartilagineux. Sa réalisation multiplie les maladresses et ne parvient jamais à générer le moindre suspense. Sans grande ambition, il répète les mêmes procédés en boucles et ne semble pas avoir le goût du risque. Il faut dire que le scénario qu’il met en images est à la fois sans surprise et sans grande rigueur. La présence de trois scénaristes pour ne livrer que si peu semble trahir le désir de reproduire une formule gagnante, sans risquer la moindre pièce.

La distribution amateure qui baigne souvent dans la caricature ne rehausse absolument rien. Il reste ces poissons mythiques, qui nous hantent et nous fascinent à la fois.

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