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[Critique] Tales from the Hood 2: la couleur du sang

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3
Note Horreur Québec

Dans l’optique de créer un robot capable de déchiffrer l’âme humaine, une compagnie engage Monsieur Simms, un grand conteur, à reprendre du service pour narrer quelques contes macabres renfermant l’essence de la bêtise humaine.

Le réalisateur du premier Tales from the Hood, Rusty Cundieff, renoue ici avec son partenaire de crime Darin Scott, avec qui il avait scénarisé l’opus original il y a un peu plus de vingt ans. Cette fois-ci, les deux amis co-réalisent en plus de s’être attaqués ensembles au scénario.

Tales from the Hood 2 film posterAlors que les anthologies d’horreur semblent revenir au goût du jour et que le film Get Out ait été un succès planétaire, il ne fallait pas se surprendre à voir la Universal dépoussiérer un titre dorénavant culte et connu pour lui pondre une suite. Tales from the Hood 2 n’a pas exactement le charme «kitsch» de son prédécesseur, mais n’en demeure pas si éloigné non plus: de l’horreur facile ponctuée d’effets bons marchés et des gags outranciers au possible. Difficile alors de comprendre l’ébullition d’agressivité envers ce second chapitre par les fans, puisque ce dernier n’est pas si inférieur à la mouture de 1995.

Voilà donc un groupement de contes de plus pour cette année. Il reste déplorable de constater qu’elles peinent toutes à se démarquer, ces sélections d’historiettes d’épouvante. La différence étant qu’à travers son postulat de départ plus léger, celle-ci propose quelques réflexions intéressantes sur les dissonances raciales. Le tout est traité à la farce et avec ironie, évidemment. Rien n’est très subtil, et les messages paraissent un peu obtus, mais ils demeurent omniprésents.

Éloigné des propos nuancés habituels de Spike Lee, Tales from the Hood 2 ne peut en aucun cas renier sa présence à la barre des producteurs exécutifs, qui se fait sentir. Dommage, en revanche, que ces histoires à numéros manquent de suspense et de moments horrifiques. Il reste que la plupart d’entres elles livrent quelques bons moments, sans nous épater pour autant.

La mise en scène, qui assume pleinement son statut de série B, demeure acceptable. La distribution se compose d’acteurs qui n’ont pas peur du cabotiner avec énergie. À ce titre, Keith David (They Live!, The Thing) remplace avec panache Clarence Williams III, pourtant immortalisé dans le rôle du conteur.

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