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Family Blood: vampire, vous avez dit vampire?
5Note Horreur Québec
Note des lecteurs: (2 Votes)
8.0

Une mère monoparentale (Vinessa Shaw, qu’on a pu voir dans Cold in July et le remake de The Hills Have Eyes) qui souffre d’un problème de dépendance à certaines drogues, vient à peine de récupérer la garde de ses deux enfants. Habitant une nouvelle maison dans un quartier défavorisé, elle tente tant bien que mal de s’en sortir en participant régulièrement à des séances de discussion avec des gens également accrocs. Le jour où un homme plutôt étrange (James Ransone) disant souffrir d’une dépendance toute particulière s’intègre au groupe de discussion, la vie de la femme sera de nouveau (et irrémédiablement) chamboulée, à l’instar de celle de ses enfants.

Après Truth or Dare, voici que les productions Blumhouse nous déçoivent encore une fois. Family Blood, ajouté récemment en exclusivité sur Netflix, est loin d’être aussi raté, mais la réalisation de Sonny Mallhi (Anguish) est tellement ennuyeuse (tout comme la musique) qu’il est difficile pour le spectateur de se sentir concerné par ce qui se passe à l’écran. On dénote évidemment une volonté de naturalisme-réalisme qui fonctionne plutôt bien du coté du jeu des acteurs, mais qui passe mal pour ce qui est de l’aspect formel, particulièrement lors des scènes d’horreur et de suspense. La grande force du film est d’amener le concept du vampirisme au sein d’une famille recomposée, ce qui permet d’aborder d’une manière originale les problématiques d’une telle situation. La tension qui naît entre le beau-père vampire et le fils est d’ailleurs riche d’un point de vue thématique, et les réactions des personnages demeurent crédibles malgré l’aspect fantastique du récit, mais malheureusement, cela ne suffit pas pour en faire un film réussi.

Le tout dégénère particulièrement dans le dernier acte. Lors d’une confrontation musclée entre le beau-père et le fils, ce dernier est projeté violemment en bas des escaliers, ce qui ne l’empêche de se relever (un peu trop) rapidement, quand dans la réalité, les blessures subies devraient être logiquement plus graves. Cela, c’est sans compter un retournement de situation plutôt tiré par les cheveux et une scène de combat entre deux vampires qui s’avère fortement décevante, puisqu’elle se passe entièrement dernière une porte (un peu comme lors de la confrontation entre le loup-garou et Guillaume Lemay-Thivierge dans le film québécois Le poil de la bête).

Par chance, Family Blood se termine par une conclusion qui est loin d’être transcendante, mais qui sort tout de même des sentiers battus. Il s’en dégage une noirceur et une tristesse rares dans ce genre de productions. Dommage que le manque de virtuosité du côté de la réalisation vienne à ce point gâcher notre plaisir.

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