[Fantasia 2019] Mystery of the Night: une longue nuit sans mystère

Note des lecteurs1 Note0.5
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Note Horreur Québec

À l’époque de la colonisation espagnole des Philippines, une femme violée par un prêtre accouche d’une petite fille dans une forêt enchantée. Élevé par des créatures mystérieuses, l’enfant sauvage devenue jeune femme tombe amoureuse du fils de l’homme qui, des années plus tôt, a condamné sa mère à une mort certaine en l’exilant dans la forêt. Les choses ne finiront pas bien.

Mystery of the Night représente la contribution du réalisateur Adolfo Borinaga Alix Jr (Dark Is the Night, Manila, Porno) au cinéma de folk horror qui a le vent dans les voiles depuis quelques années. Cette fable des Philippines est d’ailleurs adaptée d’une pièce de Rody Vera, Ang Unang Aswang, qui se traduit par «Le premier Aswang»; les Aswangs étant des démons capables de se transformer en animaux dont les caractéristiques s’apparentent à celles des vampires.

L’intrigue de Mystery of the Night pourrait soulever notre intérêt si les personnages inspiraient de l’aversion ou de la sympathie. L’expérience laisse toutefois complètement indifférent, malgré le thème intéressant de la corruption qui se transmet de génération en génération et, surtout, du cadre sociohistorique dans lequel ils prennent place — d’ailleurs inexploité.

Le caractère insolite, voire bizarre, de l’ensemble titille d’abord la curiosité, mais l’on se lasse très vite du rythme lent, du thème sonore qui ponctue chaque scène et du jeu franchement moyen des acteurs, surtout celui des «esprits» de la forêt. Malgré la platitude des événements qui prennent place à l’extérieur de la jungle, on est soulagé de la quitter alors que les événements qui s’y déroulent ne peuvent que susciter le malaise: il y a une limite au temps d’écran qu’une femme qui se prend pour un sanglier et qu’un homme au corps couvert de yeux CGI devraient avoir le droit d’occuper.

À son dénouement, Mystery embrasse son côté horreur à pleine gueule avec une scène de transformation spectaculaire où les effets pratiques en mettent plein la vue… jusqu’à ce qu’ils prennent trop de place. La caméra s’attarde alors durant vingt minutes sur l’examen de sa créature, répétant les mêmes scènes de carnage jusqu’à ce que leur redondance leur enlève toute saveur.

Bref, le vrai mystère, c’est que Mystery of the Night ait atterri à Fantasia cette année.

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