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[Fantasia 2021] The Last Thing Mary Saw: plus esthétique qu’épique

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3
Note Horreur Québec

Se situant en 1843, The Last Thing Mary Saw nous transporte dans la demeure d’une famille américaine de l’époque. Ce premier long-métrage du cinéaste italien Edoardo Vitaletti, qui signe aussi le scénario, raconte l’histoire d’amour interdite entre Mary (Stefanie Scott, Insidious: Chapter 3) et la servante de la maison, Eleanor (Isabelle Fuhrman, Orphan).

La scène d’ouverture nous présente Mary, les yeux bandés et en sang. Le spectateur découvrira la suite d’événements tragiques qui l’ont menée à cette situation. L’œuvre était présentée en première mondiale dimanche dernier à Fantasia et s’impose davantage en tant que drame d’époque que véritable film d’horreur.

the last thing mary saw affiche film

La production a fait le choix de tourner le film dans une maison ancestrale plutôt qu’en studio afin d’obtenir un résultat plus authentique et ça fonctionne; on a vraiment l’impression de se retrouver dans les années 1800. Les costumes très réalistes aident aussi beaucoup à nous transporter dans le temps. Il faut donner aussi une mention spéciale au directeur de la photographie David Kruta, qui a magnifiquement réussi à éclairer la majorité des scènes uniquement à l’aide des lueurs de chandelles et lanternes. L’esthétique et l’ambiance est définitivement l’un des points les plus positifs du film. Ajoutez à cela une trame sonore presque absente et on arrive facilement à se mettre dans la peau des personnages.

Ayant grandi dans un milieu religieux, Vitaletti s’est inspiré de sa propre expérience pour établir la relation entre les deux jeunes femmes et le reste de la famille. Côté réalisation, le cinéaste se débrouille assez bien, mais c’est du côté du scénario qu’on se perd. Son histoire n’apporte rien de nouveau au genre et ne captive pas outre mesure. Malgré tout, un certain suspense s’installe grâce aux décors, éclairages et performances des acteurs, en particulièrement celles de Judith Robets (Dead Silence) qui livre une performance qui donne la chair de poule, et Rory Culkin (Scream 4) qui amène beaucoup d’intensité au récit.

Le ryhtme très lent de The Last Thing Mary Saw fait néanmoins paraître ces 89 minutes plus longues. On y reste pour la direction artistique authentique, mais son intrigue ne réussit malheureusement pas à accrocher. Ceux qui ont vu Fear Street: Part Three 1666 verront aussi certainement quelques similarités entre les deux métrages. Sans entrer dans les spoilers, disons simplement que l’histoire de Mary et Eleanor ressemble à celle de Sarah Fier et Hannah Miller.

Ceux qui l’ont manqué à Fantasia pourront se reprendre quelque part en 2022 lorsque le film arrivera en exclusivité sur la plateforme Shudder.

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