The harbinger

[Fantasia 2022] The Harbinger: le visage masqué de la pandémie

Andy Mitton, le réalisateur qui nous a donné We Go On et The Witch in the Window, est de retour avec son dernier long-métrage The Harbinger, présenté en grande première mondiale dans le cadre du festival Fantasia.

En confinement strict dans sa bulle familiale au cœur de la pandémie, Monique ne s’attend pas à recevoir un appel de détresse d’une amie envers qui elle a une dette de reconnaissance. Malgré les avertissements de sa famille, elle brave les risques pour se diriger vers la ville et rencontrer Mavis, qui est victime de cauchemars dont elle est incapable de s'extirper et dans lesquels apparaît une figure déguisée en docteur de peste, avec le masque au long bec qui le caractérise. Les deux amies contactent vite une démonologue, qui leur explique, l’air grave, le sinistre sort qui les attend.
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Qu’est-ce que la peur de mourir, sinon celle d’être oublié? Au sein des millions de personnes décédées au cours des années durant lesquelles la pandémie aura perduré, quel poids a la vie des gens qui sont morts esseulés, abandonnés? Lors d’une entrevue obtenue par Horreur Québec avec Andy Mitton (à venir dans notre prochain épisode balado), le réalisateur a dévoilé que cette réalité est celle qu’il voulait dépeindre dans The Harbinger.

Thème principal du film, la réalité de la vie limitée qu’on a subie durant la pandémie de COVID-19 est présentée sans filtre. Le confinement, les morts inattendues autour de nous, la peur pour nos proches à risque, celle pour notre propre qualité de vie, les gens qui refusent cette réalité et remettent en question de port du masque: ces éléments qui représentent une réalité si vraie et encore si proche sont catalysés dans le personnage du démon au masqué, seul bénéficiaire du malheur et du désespoir de la population. Démon qui est, soit dit en passant, contagieux…

Les prémisses des films d’Andy Mitton sont en général relativement simples et ce film n’en fait pas exception. Mais simplicité n’égale pas médiocrité, au contraire. Elle permet plutôt une évolution psychologique en profondeur des personnages, qui se trouvent oppressés à la fois par la peur de la maladie et du démon qui les traque. Le jeu rigoureux des acteurs, particulièrement celui de Gabby Beans qui interprète Monique, est sans feu d’artifice, mais vrai. Il s’agit d’un film d’une symbolique intéressante, avec une réalisation sans faille, qui gagne à être réécouté.

Pourrait-on qualifier The Harbinger de conte moderne? Quoi qu’il en soit, nous pouvons en tirer cette conclusion: que vous croyiez ou non à la malédiction, celle-ci viendra vous chercher.

Note des lecteurs0 Note
Points forts
Symbolique intéressante
Personnages attachants
Contexte anxiogène
Points faibles
Un peu court... On en prendrait plus!
3.5
Note Horreur Québec

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