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[FNC 2021] After Blue (Paradis sale): la planète des seins

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Note Horreur Québec

Dans un univers et un futur lointain où la communauté est exclusivement féminine, Roxy libère une créature diabolique et meurtrière ensevelie dans le sol. Alors que les morts s’accumulent, la jeune fille et sa mère doivent partir à sa recherche dans ce paradis sale.

After Blue (Paradis Sale) est la nouvelle réalisation du cinéaste Bertrand Mandico, un nom qui représente presque un genre cinématographique à lui seul pour les cinéphiles qui le connaissent. En 2012, le scénariste et réalisateur a co-écrit le Manifeste de l’incohérence, où on peut y lire qu’être: «incohérent signifie avoir foi dans le cinéma, cela signifie avoir une approche romantique, non formatée, libre, perturbée et onirique

On peut donc dire que celui qui nous a livré récemment l’inoubliable long-métrage Les garçons sauvages met une seconde fois en images ce qu’il a déjà validé en mots. Mandico nous propose pour cet opus de métisser le western, la science-fiction et l’horreur en tricotant l’ensemble dans un climat d’homosexualité féminine, latent en apparence, mais où chaque détail semble lié au désir que ressentent ces femmes. Imaginez un récit de Tom of Finland au féminin qui tenterait de remodeler l’univers de Mad Max. L’approche ne manque ni d’audace ou d’originalité, mais le scénario peine à maintenir l’intérêt durant la totalité du film. Il devient impossible de ne pas regarder sa montre, même si on s’était conditionné à l’avance au délire.

En revanche, sa réalisation se compose de choix insolites qui en font, certes, une œuvre unique. La conception visuelle bourdonne de couleurs, de brume et de paillettes. Plusieurs décors du monde en question sont très raffinés, même s’ils glissent volontairement vers un kitsch, rappelant certains épisodes des premiers Star Trek. C’est effectivement un buffet pour les yeux, mais force est d’admettre que Mandico maîtrise moins ses excès que pour son premier long-métrage.

La nouvelle venue Paula Luna est plus souvent agaçante dans le premier rôle que convaincante. Heureusement que la vétérante Elina Löwensohn (Laisse bronzer les cadavres) rehausse l‘interprétation avec le charisme qu’on lui connaît.

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