S'enregistrer
Votre mot de passe vous sera envoyé.
Ghoul: le démon contre l'ultranationalisme
7.9Note Horreur Québec
Note des lecteurs: (0 Vote)
0.0

Dans un futur proche, les autorités indiennes ont décidé de resserrer leurs règles à l’égard des musulmans pour combattre le terrorisme. Nida Rahim (Radhika Apte) est une jeune interrogatrice douée qui a décidé de prioriser sa patrie, mais ses convictions seront chamboulées lorsqu’elle se retrouvera devant un prisonnier qui ne semble pas provenir de ce monde.

Disponible sur Netflix depuis vendredi dernier, Ghoul est une mini-série de trois épisodes qui s’écoute d’un trait et qui plaira même à ceux qui ne sont pas des adeptes du cinéma indien. Le premier épisode n’a d’effrayant que l’univers dystopique ultranationaliste qu’il dépeint, trouvant écho autant dans l’histoire que dans les plus récentes actualités d’ici et d’ailleurs. L’horreur s’installe dès le début du second chapitre avec l’arrivée d’un terroriste qui, par la violence de ses actes et le nombre de morts qu’on lui attribue, est étiqueté comme un monstre. Mais c’est un véritable démon dont il s’agit, un ghoul, une créature machiavélique de la culture arabe. Que veut-il et pourquoi est-il dans ce centre de détention militaire?

Réalisé et scénarisé par Patrick Graham, Ghoul est de si grande qualité que la mini-série semble vouloir rivaliser avec les plus intéressants films d’horreur de l’année. S’il n’y arrive pas tout à fait, il est vraiment très près d’y parvenir. Les sauts sont inexistants malgré de nobles tentatives un peu prévisibles, mais l’ambiance claustrophobique réussit à faire son effet. L’anticipation fait son oeuvre et le divertissement est efficace, malgré quelques faiblesses que l’on remarque surtout à des moments où l’on tente d’emprunter des éléments de films d’horreur récents.

Radhika Apte, que vous avez peut-être remarquée dans Sacred Games, porte solidement le film sur ses épaules du début à la fin et son personnage féminin fort ne déçoit pas. Grâce à son charisme envoûtant et son jeu convaincant, elle nous aspire dans l’univers du film et nous transmet la complexité de ses émotions et de ses combats intérieurs.

Ghoul est une minisérie à voir et qui devrait aussi alimenter vos réflexions et vos discussions sur les minorités, les régimes autoritaires et le nationalisme extrême.

A propos de l'auteur

Josianne Massé

Depuis plus d'une décennie, Josianne nage dans l’industrie médiatique où elle a surfé sur toutes les vagues, se méritant le titre de véritable «slasheuse» aux multiples talents : rédactrice Web, gestionnaire éprouvée de médias sociaux, blogueuse et autrice à ses heures, Josianne est avant tout une journaliste passionnée par l’éducation, le cinéma et les enjeux de société. Femme de tête, c’est aussi une entrepreneure qui a fondé et porté à bout de bras pendant deux ans une publication hors normes qui a redéfini la notion de magazine d’intérêt féminin.

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.