[Je me souviens] Turbo Kid: la naissance d’un nouveau héros

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Note Horreur Québec

François Simard, Anouk Whissell et Yoann-Karl Whissell, autrement connu sous le nom de RKSS (Summer of ’84), se sont surtout fait découvrir chez nous avec leur court-métrage délirant et gore à souhait Le Bagman – Profession Meurtrier. En 2011, ils nous ont offert le court T is for Turbo avec la participation d’Yves Corbeil (Eternal), qui allait devenir la genèse de Turbo Kid. Dès que le collectif a annoncé qu’il travaillait sur ce long-métrage, un vent d’enthousiasme soufflait chez les fans. C’est au festival Fantasia de 2015 que l’on a pu assister à ce passage réussi au grand écran.

Dans un monde ravagé par l’apocalypse, un jeune garçon, The Kid (Munro Chambers, Harpoon), passionné par les bandes dessinées, survit à l’hiver nucléaire en échangeant contre un peu d’eau les objets qu’il trouve dans les ruines des Terres Désolées. Il y fera la rencontre d’Apple (Laurence Leboeuf, La Petite Reine), une jeune fille à la recherche d’un ami. Les deux comparses se lieront rapidement d’amitié et The Kid apprendra à Apple comment survivre dans ce monde dévasté. Un beau jour, cette dernière se voit kidnappée par l’un des hommes de main de l’infâme Zeus (Michael Ironside, Total Recall, Scanners), qui contrôle l’approvisionnement en eau. Le garçon partira à sa recherche et fera tout en son pouvoir pour combattre le mal.

Turbo Kid affiche film

Un vent de nostalgie réconfortant et un vibrant hommage au cinéma des années 80 se fait sentir tout le long du visionnement du film, qui mélange Mad> Max, à BMX Bandits et la série des Contes pour tous. Dès le générique, on est témoin de tout l’amour des trois réalisateurs pour cette époque glorieuse, que ce soit par son infographie ou avec sa chanson d’ouverture épique.

L’ensemble de la distribution semble prendre un malin plaisir à interpréter les personnages de cet univers post-apocalyptique. Tout d’abord, Munro Chambers est excessivement attachant avec son super héros nouveau genre, qui s’avère plutôt crédible. Ironside se débrouille correctement, mais semble parfois moins à l’aise dans le rôle du terrible Zeus. Cependant, la vraie vedette du film est Laurence Leboeuf, qui brille en Apple. L’actrice nous démontre de son talent à chacune de ses apparitions et injecte une dose de naïveté et d’intensité au personnage qui la rendent si extraordinaire. On a juste envie de la voir davantage au grand écran.

La musique du groupe Le Matos joue également un rôle primordial au niveau de ambiance nostalgique qui habite le film. C’est de l’excellente musique synth-pop qui recrée très justement le son des trames sonores de l’époque en y ajoutant une touche d’originalité. Difficile de ne pas avoir certains de ces airs en tête après le visionnement du long-métrage.

Par ailleurs, RKSS reste fidèle à son style déjanté bien particulier concernant le gore. Une pluie de sang s’abat sur quiconque affronte les deux clans. Certains passages poussent à tourner la tête tellement les effets sont réalistes et créatifs. Par exemple, il ne suffit que de quelques coups de pédales pour que des intestins, pris dans à une roue de vélo, s’éjectent d’une victime.

Des dialogues mieux écrits et un humour parfois juvénile auraient pu offrir un résultat encore plus satisfaisant, mais Turbo Kid demeure une excellente première réalisation pour notre trio québécois chéri, et son statut de film culte est pleinement mérité. Le collectif a confirmé qu’un scénario pour une suite était bel et bien écrit. Souhaitons que le projet se concrétise dans un avenir rapproché!

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