The Dark Tower: beaucoup de spectacle, peu de contenu

Note des lecteurs2 Notes
5.4
6.5

Un jeune garçon fait d’étranges rêves à propos d’une autre dimension surplombée d’une immense tour lugubre, d’un homme menaçant vêtu de noir et d’un autre au pistolet. Sa vie sera sur le point de basculer lorsque ses visions deviendront réalité.

Comme c’est souvent le cas pour l’adaptation d’une série de livres à succès, les attentes sont grandes pour ce film réalisé par le danois Nikolaj Arcel (qu’on connait surtout pour son adaptation sur le grand écran de Millenium). Est-ce qu’il réussit à répondre aux attentes?

The Dark Tower est bien exécuté et ne comporte aucun temps mort, en plus d’être aussi visuellement satisfaisant. On appréciera le détail de certaines créatures et autres effets, quoique par moment, on aurait pu souhaiter quelque chose de plus spectaculaire.

Par contre au niveau du contenu, on s’attendait à beaucoup plus. Les personnages si riches des bouquins se retrouvaient ici plutôt fades et sans saveur. Heureusement, les acteurs offrent une performance solide. La chimie entre le jeune Tom Taylor et le fameux Idris Elba (Prometheus) vaut particulièrement le déplacement. Même si Matthew McConaughey demeure convainquant dans son rôle, on sera par contre parfois agacé par ses tics d’acteurs récurrents.

L’intrigue simplifiée et prémâchée en décevra également certains. A-t-on voulu trop simplifier les choses au profit de l’accessibilité? Peut-être. Par moment, on se surprendra à se demander s’il s’agit d’un film de super-héros produit par Marvel ou bien l’adaptation d’une histoire de Stephen King. Quoi qu’il en soit, il est important de souligner les quelques scènes angoissantes qui témoignent de l’ambiance de paranoïa. On aurait sans doute d’ailleurs gagné à exploiter davantage ce filon afin de rendre justice à cet univers unique.

The Dark Tower est un film comme il s’en fait malheureusement trop souvent. Une production qui, contrairement aux ouvrages dont il s’inspire, ne sera pas parvenue à trouver une identité qui lui est propre. Cette adaptation échoue donc à rendre justice à l’œuvre initiale, mais possède tout de même le mérite d’offrir un bon spectacle, ce qui n’est pas rien.