[TIFF 2017] Marrowbone: entre famille et fantômes

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7

Marrowbone est le premier film que signe Sergio B. Sánchez en tant que réalisateur. Scénariste de l’excellent The Orphanage (El Orfanato) de J.A. Bayona, l’homme est pourtant bien familier avec l’horreur. Avec cette dernière oeuvre, Sánchez se révèle être un réalisateur doué, qui s’est pourtant laissé emporter avec une histoire trop ambitieuse.

Le film raconte le récit de quatre orphelins fuyant leur passé, qui doivent cacher la mort de leur mère, jusqu’à ce que leur frère Jack arrive à maturité pour avoir la garde de ses frères et soeurs. Les jeunes craignent être séparés par les services sociaux et se méfient des gens qu’ils rencontrent. Ils se lient pourtant d’amitié avec une jeune femme qui bouleverse la routine monotone de leur vie. C’est peu après que commencent les horreurs qui hanteront la famille de Jack.

Le mystère est intrigant pour la majorité des 110 minutes du film, mais aussitôt qu’une explication nous est offerte, Marrowbone nous amène dans une autre direction, vers un nouveau secret, vers un nouveau twist. C’est intéressant une fois, mais rarement deux et difficilement trois.

Avec tous ses revirements de situation, la conclusion du film est beaucoup moins puissante. Son dénouement semble tiré par les cheveux, se voulant beaucoup trop tragique, perdant finalement son impact sur l’auditoire. S’il s’était terminé plus tôt, le film aurait pu être un véritable chef-d’oeuvre.

En effet, le reste est excellent: l’atmosphère est tense et lourde et le film s’avère être un tour de force visuel, à la manière des films de Bayona. Sánchez réussit à nous présenter la demeure des jeunes parfois comme étant un refuge et parfois une menace. Dans son exécution technique et artistique, Marrowbone n’a rien à envier à un autre.

Les acteurs incarnent leur rôle à perfection. L’interprète de Jack, George MacKay (Captain Fantastic), fait des miracles avec les défis qui lui sont lancés et livre une performance forte et constante. On espère définitivement le revoir dans d’autres films du genre. On y retrouve aussi deux femmes qui ne sont pas étrangères à l’horreur, soit Anya Taylor-Joy et Mia Goth, que l’on a pu voir respectivement dans The Witch et Split, ainsi que dans A Cure for Wellness. La première a été plus d’une fois surnommée comme la scream queen de notre époque, alors que la dernière hante chacune de ses scènes, avec ses traits si singuliers et la grâce particulière qu’elle possède. Toutes deux sont brillantes à l’écran et on souhaite les revoir fréquemment jouer ensemble.

En somme, Marrowbone est un excellent début pour ce nouveau réalisateur. Bien que l’expérience soit rendue quelque peu imparfaite par ses rebondissements saugrenus, elle n’en demeure pas moins intéressante. Si Sánchez sait retourner à des histoires plus simples, il pourrait devenir l’un des réalisateurs les plus marquants du genre.

La date de sortie de Marrowbone reste toujours à confirmer. 

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