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«Unearthed & Untold: The Path to Pet Sematary»: un guide de tournage, mais aussi touristique
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C’est en 1989 que paraissait le film Pet Sematary, adapté du roman à succès de Stephen King. Devenu un véritable film culte, cette lecture de Mary Lambert ne cesse de gagner en popularité. Ce documentaire retrace chaque étape de la production du film, mais traite aussi de la genèse du roman.

Unearthed & Untold: The Path to Pet Sematary est le nouveau venu parmi cette épidémie de documentaires sortis de nulle part, traitant de la création d’un petit long-métrage d’horreur devenu un véritable phénomène. Lors du parcours, on apprend que le film a été réellement tourné dans le Maine et que plusieurs habitants non professionnels y ont été embauchés pour différentes tâches techniques. Il en résulte, certes, un portrait énergique et rempli de témoignages amusants. Pourtant, il aurait été courageux de la part des cinéastes d’aborder les éléments que plusieurs fans du roman reprochent au film. C’est ce que les experts offrent sur les suppléments de plusieurs Blu-Ray. Si John Carpenter, Georges A. Romero, et pleins d’autres maîtres abordent avec modestie les mauvaises réactions de fans face à certains morceaux de leur filmographie, les instigateurs du document présent imposent un hommage un peu aveugle au Pet Sematary de Mary Lambert. Le long-métrage a troublé les gens à sa sortie et reste savoureux. Néanmoins, il n’en renferme pas moins plusieurs fausses notes. Le sens de l’observation dont nos cinéastes font preuve souligne avec agilité plusieurs passages inoubliables de l’oeuvre concernée. Pourquoi en omettre les éléments moins positifs?

Par ailleurs, il est un peu déplorable de constater que le duo utilise ce document pour faire le blason de la région de Stephen King, emplacement du tournage. C’est fascinant de voir la maison de l’auteur et certains lieux l’ayant inspiré, mais on ressent l’ablation de certains éléments de la production, au profit d’un message subliminal nous lançant: «Venez visiter le Maine, lieu de prédilection des histoires de Stephen King». Cette tendance plus démagogique que véridique n’est pas si désastreuse et se fait quand même pardonner assez rapidement par certains artistes invités. Notons entre autres, Sean Clark, Denise Crosby, Miko Hughes et Heather Langenkamp.

Au final, nous avons droit à un produit très divertissant, mais manquant un peu de substance.

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