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«American Horror Story: Apocalypse»: l'héritage de Satan
8.5Note Finale
Note des lecteurs: (1 Vote)
8.4

Depuis sa création en 2011, American Horror Story nous a proposé chaque année différentes thématiques: une maison hantée, un asile psychiatrique, des sorcières, un cirque, des vampires, la colonie Roanoke et le culte. Pour la huitième saison, les créateurs Ryan Murphy (Scream Queens) et Brad Falchuk (Nip/Tuck) s’attaquent à l’apocalypse. En parallèle, ils ont eu l’idée d’intégrer à leur histoire l’antéchrist directement issu de la première saison: Murder House. Afin de le combattre, les sorcières de la troisième saison Coven feront également leur apparition. La grande question est: est-ce que le mélange de ces différents chapitres fonctionne?

En 2020, une attaque nucléaire détruit le monde tel qu’on le connaît. Des abris ont été créés pour accueillir des gens bien nantis qui ont payé une somme astronomique afin de sauver leur vie, tandis que d’autres ont été sélectionnés grâce à leur génétique exceptionnelle. La vie est loin d’être rose cependant dans l’avant-poste numéro 3 administré par Wilhelmina Venable (Sarah Paulson) et son acolyte, Miriam Mead (Kathy Bates, Misery). «Obéissez aux lois ou mourrez», ordonnent les despotes aux réfugiés. Les repas sont rationnés et il est strictement interdit d’avoir des relations sexuelles entre survivants. Cependant, la venue de Michael Langdon (Cody Fern), appartenant à un groupe nommé The Cooperative, viendra ébranler les résidents du bunker. Ce dernier doit élire ceux et celles qui seront dignes de faire partie du sanctuaire, un lieu où la civilisation sera recréée.

American Horror Story ApocalypseApocalypse débute lentement et tarde à mettre en place l’arrivée tant attendue de nos sorcières préférées. Les trois premiers épisodes se déroulent principalement entre les murs de l’abri et offrent une recette assez convenue: conspirations, mensonges, relations secrètes, paranoïa, etc. L’action n’est toutefois pas dénuée d’intérêt: l’environnement dans lequel se joue les intrigues est magnifique, les dialogues sont savoureux et un sentiment de panique se développe intensément. À la fin de la troisième heure, revoir Cordelia et ses “filles” est comme une belle récompense et c’est aussi à ce moment que la série prend tout son sens. Évidemment, si vous n’avez pas aimé les personnages de Coven, il y a de fortes chances que vous n’aimiez pas non plus ce huitième opus. Cependant, les magiciennes ont mûri et pris de la confiance en leurs pouvoirs. On fait également la connaissance de leurs rivaux: des sorciers espérant qu’un jour l’un des leurs devienne le Suprême.

De plus, Murphy et Falchuk ont brillamment intégré Murder House à leur histoire en poussant deux des personnages à visiter la demeure maudite afin d’explorer les origines du fils de Satan. Un vent de nostalgie souffle sur cet excellent épisode intitulé Return to Murder House. Par ailleurs, les fans seront ravis de retrouver Jessica Lange qui avait quitté la série après Freak Show; elle est définitivement le pivot de cette heure et quart télévisuelle. Aussi, ils seront surpris par Emma Roberts (Scream 4, Scream Queens) qui reprend avec brio son personnage de Madison Montgomery. L’actrice offre effectivement une performance touchante et sensible qui s’élève au-delà du rôle de la bitch de service auquel elle nous a habitué.

On ne peut pas en dire autant de l’apparition de Stevie Nick, chanteuse de l’excellent groupe Fleetwood Mac. Lorsqu’elle fait son numéro de chant, le tout semble trop forcé et, par conséquent, on décroche. Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’elle n’a clairement pas été engagée pour ses talents d’actrice. Cela étant dit, la trame sonore est excellente et les chœurs, qui reviennent à plusieurs reprises, donnent froid dans le dos.

Un autre point faible d’Apocalypse est le développement du personnage de Michael, l’héritier du prince des ténèbres. Les créateurs ont opté pour nous présenter un être diabolique, torturé, en pleine crise existentielle et cherchant un sens à sa vie. Étant donné l’étendue de ses pouvoirs et ses lugubres intentions, on aurait préféré découvrir un personnage habité par une soif de destruction inaltérable.

Finalement, le dernier épisode propose une conclusion plus émotive qu’explosive, ce qui termine bien ce récit. Toutefois, cette conclusion s’avère précipitée et un épisode de deux heures aurait peut-être été bénéfique. On aurait aimé pouvoir savourer davantage cette confrontation entre le Bien et le Mal.

Sans l’ombre d’un doute, revoir plusieurs anciens personnages des saisons précédentes était une expérience des plus satisfaisantes. La réponse à notre grande question est donc simple: oui, l’amalgame des première et troisième saisons fonctionne à merveille! Espérons une autre saison avec ces sorcières, car elles sont tellement fascinantes et avec Apocalypse, notre attachement envers elles ne cesse de grandir.

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