a night of horror

[Critique] «A Night of Horror: Nightmare Radio»: femme invisible, redneck et macchabée

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2.5
Note Horreur Québec

Rod (James Wright) est à la barre d’une émission de radio baptisée Nightmare Radio. L’animateur barbu y relate des contes et des légendes terrifiantes et les auditeurs sont invités à collaborer. Quand il reçoit des appels inquiétants d’un enfant paniqué, Rod perçoit peu à peu une présence étrange au sein des studios, perturbant le déroulement de l’émission.

A Night of Horror: Nightmare Radio est un film à sketches qui circule depuis un an dans le circuit des festivals et qui a été produit par Black Mandala, une compagnie néozélandaise fondée par Michael Kraetzer et Nicolás Onetti. En plus de la trame principale, huit histoires sont racontées par dix réalisateurs: Nicolás Onetti, Luciano Onetti, Jason Bognacki, Joshua Long, Adam O’Brien, Sergio Morcillo, A.J. Briones, Oliver Park, Matthew Richards et Pablo S. Pastor. Il est possible que certains d’entre-vous reconnaissent un ou plusieurs segments proposés, puisqu’ils ont tous eu une vie précédente en tant que court métrage.

svg%3EC’est donc un collage de plusieurs courts films que nous offre A Night of Horror, une démarche qui est à la fois intéressante, mais également maladroite. Intéressante, car elle donne une seconde vie à ces courts métrages et permet aux spectateurs de les (re)découvrir. Maladroite, car le tout manque de cohésion et la durée très courte de chaque œuvre – dix minutes en moyenne – les rend parfois un peu anecdotiques.

Trois courts métrages se démarquent en particulier dans le menu proposé. Le premier se nomme In the Dark, Dark Woods… Il a été réalisé en 2017 par l’Américain Jason Bognacki (Another aka Mark of the Witch) et sert d’introduction pour A Night of Horror, avant même que Rod entre en scène. Techniquement magnifique, ce segment relate l’histoire d’une femme invisible qui vole littéralement la peau d’une autre femme afin de charmer un homme. Mais comme disait William Shakespeare, «L’amour ne voit pas avec les yeux, mais avec l’âme» et la supercherie sera rapidement découvert par l’homme en question.

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À l’instar d’In the Dark, Dark Woods…, Post Mortem Mary se passe à une autre époque et a été réalisé en 2017. L’Australien Joshua Long y met en scène Mary et sa mère qui sont spécialisées dans les photographies post-mortem. Chargée de prendre la photo d’une jeune fille qui vient de mourir, Mary parvient difficilement à faire son travail puisque son modèle semble récalcitrant malgré son décès. Une idée simple, mais efficace.

Le dernier court métrage qui mérite le détour a pour titre Into the Mud et a été réalisé en 2016 par l’Espagnol Pablo S. Pastor. Une femme se réveille dans la boue complètement nue. Un homme près d’elle parle au téléphone, un fusil de chasse posé sur l’épaule. Lui faisant dos, elle en profite pour s’échapper. Débute alors une course-poursuite à travers une forêt marécageuse. Into the Mud possède toutes les qualités des survivals whitetrash qu’on adore et se termine de manière surprenante.

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Soulignons en terminant le segment A Little Off the Top du montréalais Adam O’Brien, produit en 2012. En plus de mettre en vedette l’actrice Ingrid Falaise (Discopath), c’est Rémy Couture qui est responsable des effets de maquillage. Amusant, mais sans plus.

Au final, A Night of Horror: Nightmare Radio est une œuvre inégale et décousue, comme c’est malheureusement souvent le cas des films à sketches, mais demeure une belle manière pour découvrir de nouveaux talents dans le domaine de l’horreur et du fantastique.

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