gone in the night

[Critique] Gone in the Night: la pirouette qui cause la chute

Très célèbre dans les années 1980 et 1990, mais plus éloignée des caméras depuis, l’actrice Winona Ryder est récemment remontée en selle avec la série Stranger Things. Voilà qu’elle se retrouve en tête d’affiche de Gone in the Night, un retour vers le film d’épouvante pour celle qui a ébloui les écrans dans Heathers, Dracula, Lost Souls et Alien Resurrection. La seule mention de son nom au générique avait de quoi rendre fébriles ses nombreux fans, mais qu’en est-il du film?

 Lorsqu’ils arrivent au chalet isolé en forêt qu’ils ont loué, Kat et son amoureux Max découvrent qu’un jeune couple habite l’endroit. Les propriétaires leur auraient, par erreur, octroyé le même emplacement. Les quatre individus acceptent de partager la cabane pour la nuit, mais le lendemain, Max a disparu. Il se serait enfui avec la jeune fille rencontrée la veille. Peinée et en colère, Kat essaie de reprendre une vie normale, mais elle ne peut se résigner à trouver que quelque chose cloche.
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Gone in the Night s’imposait, dans sa première heure, comme un suspense extrêmement intelligent, abordant non seulement la rupture, mais aussi le décalage possible entre les différentes tranches d’âge. De nombreux échanges entre la protagoniste, campée merveilleusement par Winona Ryder, et son entourage s’interrogent de façon méticuleuse sur la vie de couple ainsi que le rapport face au vieillissement et à l’estime de soi. On comprend rapidement que Kat est plus âgée que son partenaire et qu’elle place cet écart comme raison potentielle du comportement de son départ.

Tout part un peu en vrille lorsque la clé de l’énigme nous est dévoilée. La réflexion construite face à la peur de vieillir n’est pas déplaisante. Pourtant, elle n’a aucun sens et anéantit cette retenue fascinante qu’on a construite jusqu’ici au profit d’un coup de théâtre forcé.

Eli Horowitz offre une première réalisation adéquate, même si elle demeure anonyme. Il a le mérite de mettre en scène des acteurs chevronnés. Si Ryder porte de façon héroïque le film sur ses épaules, Dermot Mulroney (My Best Friend’s Wedding) est aussi très crédible.

Note des lecteurs2 Notes
Points forts
Plusieurs bonnes observations psychologiques
Le jeu investi de Wynona Ryder
Points faibles
La finale douteuse
3
Note Horreur Québec
Horreur Québec
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