[Critique] Midsommar: le voyage est la destination

Note des lecteurs3 Notes2.15
3.5
Note Horreur Québec

Une jeune femme part en voyage en Suède avec son copain et ses trois amis pour les célébrations du solstice d’été après avoir dû affronter une terrible tragédie familiale. Une fois sur place, le groupe fera face à une petite communauté païenne aux pratiques inquiétantes.

Ceux qui ont aimé Hereditary avaient de très grandes attentes envers Midsommar. Les deux films d’Ari Aster sont tellement différents que la comparaison ne peut que décevoir. Mieux vaut approcher le film comme une œuvre complètement distincte pour mieux l’apprécier et se laisser transporter par cette nouvelle proposition.

Midsommar affiche filmD’emblée, on est happé par des images impressionnantes et une trame sonore envoûtante. La cinématographie de Pawel Pogorzelski (Hereditary, Tragedy Girls) est magnifique de la première à la dernière seconde. Le rythme lent permet de se laisser séduire par les détails visuels de chaque scène alors qu’Aster s’amuse une fois de plus avec différents symboles et leurs significations. Tous ces signes, plus ou moins bien cachés, permettent d’interpréter le film à différents niveaux et pour cette raison, plusieurs voudront le visionner plus d’une fois. Midsommar devient donc excessivement intéressant puisqu’il se présente en quelque sorte comme un oignon avec ses multiples couches et pourrait bien alimenter les discussions pendant des heures.

De plus, le jeu des acteurs est sans faille; particulièrement Florence Pugh (Marcella), qui interprète Dani. Même à 23 ans, cette dernière offre une performance spectaculaire qui rivalise avec celle de Toni Collette dans Hereditary. Sa douleur transperce l’écran alors que ses cris et ses pleurs remplissent la salle.

Mais Midsommar est loin d’être parfait. Le film de 144 minutes souffre de quelques longueurs qui sont accentuées par le manque de tension et de surprise. La bande-annonce a déjà gâché une bonne partie du film si vous l’avez déjà visionnée et il devient facile de deviner où tout cela finira au bout d’une heure.

La finale anti-climatique est insatisfaisante sur le coup. Par contre, Midsommar agit un peu à retardement sur les spectateurs et pourrait vous gagner graduellement quelques heures après le visionnement, si ce n’était pas déjà fait à la sortie de la salle.

Le réalisateur et scénariste Ari Aster a mentionné en entrevue que son film se rapproche plus d’un conte de fées que d’un film d’horreur et c’est juste. Il s’agit d’une fable cauchemardesque pour adultes, une mise en garde contre les mauvaises relations et bien plus encore.

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