[Critique] «The Babysitter: Killer Queen»: gros délire nostalgique en mode hyperactif

Note des lecteurs2 Notes
3.5
Note Horreur Québec

Un soir de Netflix and chill, en faisant défiler les titres de films sur la populaire plateforme, je tombai sur un candidat parfait pour le mood un poil fatigué dans lequel j’étais: un petit slasher satanico-comique de 85 minutes intitulé The Babysitter (2017).

J’avais été agréablement surpris d’avoir été si diverti par cette production Netflix, réalisée par nul autre que McG, à qui l’on doit également deux Charlie’s Angels et un Terminator (Salvation). Eh bien, sachez que le réal’ à trois lettres a fait encore mouche en concoctant cette suite.

Se déroulant deux ans après les événements du premier film, The Babysitter: Killer Queen change de décor pour nous transporter d’abord dans une école secondaire. Celle de Cole, notre héroïque survivant, une fois de plus efficacement interprété par Judah Lewis (qu’on peut aussi voir dans Summer of 84). L’introverti et un brin preppy ado est depuis devenu la risée du lycée, après qu’aucun cadavre n’ait inexplicablement été retrouvé. Sa meilleure amie (la blonde, mignonne et sexy Emily Alyn Lind, également de retour) sort avec le jock de service, les potes de cette dernière sont soit geek ou goth, alors que son père est un indécrottable stoner.

De plus, il y a l’arrivée d’une nouvelle étudiante aussi punk que ténébreuse dans cette polyvalente rappelant celle d’American Pie, de Springwood et la Shermer High School (faites vos recherches!). Lorsque toute cette bande bigarrée se retrouve au lac pour une soirée sans supervision parentale, le salissant carnage recommence de plus belle dans la rigolade la plus totale. Car, une demi-heure après avoir pesé sur play, juste après le joyeux moment WTF, nous sont ramenés les colorés ‘satanistes’ du premier, pour souiller d’hémoglobine une forêt que ces bons vieux Jason et Ash n’auraient pas reniée.

De plus, comme McG débuta sa carrière en tant que clippeur émérite, il n’est pas surprenant que cette suite déborde de musique de tout acabit. En particulier des hits d’hier, de Dead Kennedys à Foreigner, en passant par Alannah Myles (!) et Young MC, sans oublier, évidemment, la fameuse pièce titre de Queen. Bref, c’est du bonbon pour les quarantenaires, même si le rythme hyperactif de ce long métrage bordélique est clairement conçu pour les millénariaux qui préfèrent quand ça va vite vite vite. Comme dans un clip de musique ou un jeu vidéo, un peu comme le faisait Scott Pilgrim Vs. The World et Crank: High Voltage avec brio.

Évidemment, les références au cinéma de genre et à la pop culture pleuvent (de T2 à MC Hammer, alors que se côtoient les clins d’œil à des trucs très frais comme Joe Exotic. On doit cependant faire perdre un demi-point au film pour usage abusif d’effets spéciaux générés par ordinateur (satané CGI), bien que notre appréciation n’en soit pas trop entachée au final. Du gros fun sale, aussi coupable qu’assumé.

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