[Critique] The Curse of La Llorona: la femme qui pleure… avec raison

Note des lecteurs2 Notes3.2
1.5

1673. Une femme noie ses deux enfants après avoir surpris son mari avec une maîtresse plus jeune qu’elle. Environ 300 ans plus tard, Anna (Linda Cardellini, Scooby-Doo), une travailleuse sociale, est attitrée au dossier d’une mère de famille qui enferme ses deux garçons dans un garde-robe pour les protéger d’une menace terrifiante: La Llorona (la femme qui pleure). Parce qu’elle a ignoré les avertissements de la mère, Anna doit maintenant mettre à l’abri ses propres enfants de cet esprit maléfique tiré d’une légende mexicaine.

The Curse of la Llorona affiche

Le premier long-métrage de Michael Chaves comporte son lot de problèmes, à commencer par son histoire. Les scénaristes de Five Feet Apart, Mikki Daughtry et Tobias Iaconis, offrent aux amateurs de sensations fortes un scénario qui manque cruellement de substance. The Curse of La Llorona mise peu sur le développement de ses protagonistes et se contente de nous faire peur à tout prix. Les personnages sont aussi stupides qu’insignifiants. Daughtry et Laconis ont carrément oublié de doter certains d’entre eux de jugement. Par exemple, Anna entend des bruits étranges venant de la salle de bain tout en sachant que sa fille s’y trouve seule, mais prend tout de même son temps avant de réagir. Et que dire de sa jeune fille qui, malgré des avertissements répétés de ne pas sortir, choisit tout de même d’aller chercher sa fichue poupée.

L’irritant le plus marquant est que le film de Chaves est affreusement prévisible. Non seulement il est facile d’en deviner le dénouement, mais de plus, le spectateur peut s’amuser à terminer les répliques tant elles sont dépourvues d’originalité. Cependant, certains moments de tension sont très bien réussis. La scène avec les enfants dans la voiture, telle que vue dans la bande-annonce, est certainement la plus efficace. Par contre, on a toujours cette impression de tourner les coins ronds tant pour le scénario que pour la réalisation tout au long de notre visionnement. De plus, la campagne publicitaire mettant l’emphase sur le fait que l’histoire se déroule dans l’univers de The Conjuring sent à plein nez la supercherie pour attirer le plus grand nombre de cinéphiles possible. Pourtant, le lien est assez mince et ne dure que quelques minutes à peine. C’est le prêtre Perez (Tony Amendola, The Mask of Zorro), présent dans le premier Annabelle, qui fait le pont avec les autres films. Décevant comme clin d’oeil.

Dès le début du long-métrage, on a également l’impression que le budget alloué est assez minime, malgré la présence de James Wan (Saw, Insidious) comme producteur. Bien que l’argent n’est pas gage de qualité – pensons à The Blair Witch Projet en 1999 – Chaves démontre qu’il n’a ni le talent ni la créativité nécessaire pour palier au manque de budget. L’introduction en est la preuve: il n’a mis aucun effort dans la reconstitution de l’époque et on ne croit pas que l’action se déroule 300 ans en arrière. Tout de même, l’ensemble des acteurs se débrouille passablement bien avec un matériel très déficient. Cela dit, la palme du pire acteur est décernée à Raymond Cruz (Training Days) en ancien prêtre. En plus de mal interpréter son rôle, son arrivée donne un ton encore plus ridicule au récit avec tous les clichés que cela comporte: croix, nécessaires pour rendre l’eau bénite, et j’en passe.

The Curse Of La Llorona est, sans l’ombre d’un doute, le film le plus faible dans l’univers d’Ed et Lorraine Warren. The Nun était plus divertissant, c’est tout dire! Sachant que c’est Michael Chaves qui réalisera The Conjuring 3, on ne peut que s’attendre au pire. En espérant que l’on se trompe!

Instagram Feed Instagram Feed Instagram Feed Instagram Feed Instagram Feed Instagram Feed

Zeen is a next generation WordPress theme. It’s powerful, beautifully designed and comes with everything you need to engage your visitors and increase conversions.