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[Critique] The Munsters: cinématographiquement banal, mais excessivement divertissant

The Munsters, le nouveau film du musicien et cinéaste Rob Zombie, arrive sur demande et en format Blu-ray et DVD aujourd’hui, trois ans après son dernier 3 From Hell. Il s’agit d’une sorte d’antépisode à la célèbre série culte popularisée dans les années 1960, qui se moquait déjà à l’époque de la vie de banlieue américaine.

Tout juste sorti du laboratoire où on l’a fabriqué, la créature Herman fait la rencontre de la belle vampire Lily. Ce sera le coup de foudre immédiat pour le duo. Pourtant, une série d’embuches mettra leur amour en péril.
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Depuis son premier long-métrage, House of 1000 Corpses, le cinéma de Rob Zombie divise et polarise les spectateurs de cinéma d’horreur. Certains lui reprochent d’affectionner un peu trop la violence crade et le langage outrancier, alors que d’autres n’y voient qu’une série d’emprunts inutiles. Pourtant, une sélection de cinéphiles y perçoivent un refus d’aseptiser l’horreur, un rejet des grandes tendances actuelles des studios et une lettre d’amour au cinéma bis des années passées. Que l’on soit adepte ou non de son œuvre, il faut bien admettre que sa filmographie étrange fait du créateur un membre ultime de cette résistance envers le cinéma d’horreur tendre, de plus en plus mis en scène pour des adolescents.

En débutant The Munsters, on comprend très vite que la trame n’aura aucune structure et qu’elle tentera d’imiter les touches épisodiques du sitcom bien-aimé. Il y a aussi une rupture avec le ton habituel du cinéaste où l’humour a tendance à souligner la gravité de la situation au lieu d’être une fin en soi. L’histoire manque un peu de substance et s’éparpille, mais n’était-ce pas déjà le cas du feuilleton original, qu’on a hissé au rang de grand de classique du petit écran depuis? Là où les fans de la série risquent de décrocher, c’est lorsqu’on constate que Zombie essaie davantage de faire un hommage direct aux monstres de la Universal, qui avaient déjà inspiré la série, qu’à la série elle-même. Dès l’apparition du logo presque centenaire de la compagnie, le spectateur averti comprend dans quoi il s’embarque.

The Munsters est un exercice de style qui paraîtra un brin inégal pour les novices de l’âge d’or du cinéma d’horreur, mais le film n’en regorge pas moins de trouvailles amusantes. Les décors, les costumes et l’utilisation des couleurs kitsch pour accentuer la facture volontairement factice et désuète créent un enchantement pour les yeux. Par ailleurs, ce réservoir de références et d’hommages au cinéma réserve de bons moments.

Dans des rôles volontairement outranciers, l’interprétation, menée par les habitués Jeff Daniel Phillips, Sheri Moon Zombie et Daniel Roebuck, n’est pas négligeable. Personne n’ira aux Oscars, mais est-ce le but?

Le véritable problème face au visionnement de The Munsters, c’est que malgré une panoplie de faiblesses, le film demeure plus satisfaisant que la plupart des comédies actuelles et qu’il possède une signature. Même si la réalisation abuse d’effets cartoonesques, il est facile d’y déceler certains thèmes de prédilection du cinéaste et les couleurs flamboyantes qu’il affectionne.

Note des lecteurs0 Note
Points forts
Les savoureux hommages
La facture visuelle
L'humour macabre
Points faibles
L'éparpillement narratif
L'absence de renouveau
3
Note Horreur Québec

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Horreur Québec
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