[⏪ On rembobine] House of 1000 Corpses: massacres dans le train fantôme

3.5
Note Horreur Québec

Texas, 31 octobre 1977. Tandis que la disparition de plusieurs cheerleaders fait la manchette, deux jeunes couples arpentent les routes du deuxième état le plus vaste des États-Unis dans l’intention d’écrire un livre sur les légendes urbaines et histoires de meurtres pullulant dans la région. Au détour d’une station-service pas comme les autres, le groupe se lance à la recherche du Docteur Satan, une célébrité locale qui aurait pratiqué des expériences terrifiantes sur ses patients. Surpris par un orage, ils s’embourbent avec leur voiture sur une petite route de campagne, ce qui les oblige à se réfugier dans l’étrange maison des Firefly, une famille adepte du cannibalisme et de rites sataniques.

House of 1000 Corpses affiche filmHouse of 1000 Corpses est le premier long métrage de Rob Zombie, ainsi que le premier volet de la série consacrée aux Firefly (très inspirée de la famille Manson) et dont le troisième opus, 3 from Hell, paraîtra en vidéo le 15 octobre prochain (aucune sortie en salle n’a été annoncée au Canada pour l’instant). Tourné en 2000, House of 1000 Corpses n’arrive en salle que trois ans plus tard. La société de production Universal croyait que ce film serait interdit aux moins de 17 ans, ce qui finalement ne fut pas le cas.

Contrairement à sa suite The Devil’s Rejects, House of the 1000 Corpses ressemble à un gros vidéoclip de 90 minutes, un peu comme le Natural Born Killers d’Oliver Stone. Image en négatif, couleurs saturées, textures se rapprochant de celle de la VHS; les effets visuels se succèdent à l’excès. Si cela parvient à dynamiser le film et à enrichir le sous-texte, leur modernité nuit à notre immersion dans les années 70, époque où se déroule le film.

House of 1000 Corpses scène

Quelques tics nous font également penser au style de Quentin Tarantino (qui, rappelons-le, a écrit le scénario original de Natural Born Killers): les personnages sont très verbeux (mais en plus vulgaires) et les références cinématographiques sont nombreuses. On pense inévitablement à The Texas Chain Saw Massacre et sa suite, une influence qui revient constamment dans les films de Rob Zombie.

À l’instar de Tarantino, Zombie parvient également à réunir une brochette d’acteurs cultes. Il y a évidemment Bill Moseley, qui jouait dans TCM 2, mais aussi des seconds couteaux comme Sid Haig (The Big Bird Cage, Galaxy of Terror), Tom Towles (Henry: Portrait of a Serial Killer, Fortress) et l’adorable Michael J. Pollard (Dark Angel, Tango & Cash). On ne peut passer sous silence la présence de la grande Karen Black (Invaders from Mars, Burnt Offerings), qui ne reprendra malheureusement pas son rôle de mère de famille dans The Devil’s Rejects. S’il n’était pas encore très connu à l’époque, soulignons également la participation du sympathique Walton Goggins, un personnage central de la série The Shield qui apparaît maintenant dans la plupart des films de Tarantino, surtout pour jouer des rednecks racistes (Django Unchained, The Hateful Eight). Enfin, il y a évidemment Sheri Moon Zombie, la compagne de Rob, qui apparaît dans tous ses films, pour le plus grand malheur de plusieurs. Un reproche justifié dans certains cas, mais pas ici, tellement le rôle de Baby a été fait sur mesure pour elle.

House of 1000 Corpses Doctor Satan

Si certains éléments font penser à TCM 2, le troisième acte dans le souterrain est probablement la partie la plus originale du film. On assiste à la première apparition du fameux Docteur Satan, ainsi qu’à celle de Earl Firefly (aussi connu sous le nom du Professeur) qui semblent tout droit sortis d’un post-apo horrifique. Le look biomécanique de ces deux personnages est magnifique au point où il faudrait qu’un film leur soit consacré un jour.

Malgré ses quelques défauts et une conclusion plutôt décevante, lorsqu’on regarde quinze ans plus tard le grand guignol de Rob Zombie, on constate que le film a bien vieilli. House of the 1000 Corpses contient plusieurs moments de fulgurance et des personnages colorés qui marquent les esprits. En gros, c’est comme les trains fantômes dans les fêtes foraines: ce n’est jamais à la hauteur de nos attentes, mais on a envie d’y retourner à chaque fois.

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