The Portrait.2

[Critique] The Portrait : une œuvre d’art abstraite et dénuée de sens

The Portrait, le premier long métrage du réalisateur Simon Ross, sera disponible dès vendredi en vidéo sur demande; ce film explore le désarroi d’un couple et leur quête d’identité en usant d’une touche de surnaturel. Par l’entremise d’une mise en scène sobre, le cinéaste semble vouloir poser les questions suivantes : qui sommes-nous vraiment et quels secrets enfouissons-nous au plus profond de nous? Du moins, c’est ce qui semble être proposé dans cette combinaison de mystère et d’occulte. Est-ce qu’on trouve les réponses aux questions qui, quand, où et comment ou sombrent-elles dans le piège commun de la grande ambition avec de petits moyens?

À la suite d’un tragique accident ayant causé des troubles crâniens sévères à son mari, Sofia l’amène dans son ancienne demeure familiale dans l’espoir de raviver sa mémoire et de le sortir de son amnésie. Au grenier, elle y trouve un portrait peint d’une centaine d’années qui ressemble en tout point à son conjoint. Cette similitude l’obsédera au point de douter de sa propre lucidité.

Nourrir l’espoir

The portrait

En termes de début, ça ne peut pas être plus classique : bagages déposés dans le hall d’entrée d’une somptueuse demeure, visite des lieux, espoir palpable que tout ira bien. Le tout est bien évidemment rapidement agrémenté de l’habituel doute que l’endroit revêt un côté obscur. Dans le cas de The Portrait, cette menace est présentée sous la forme — vous l’aurez deviné — d’un portrait.

Bien que cette mise en bouche ne soit pas originale en soi, elle nous donne tout de même l’impression que nous aurons bientôt froid dans le dos. Malheureusement, plus les minutes défilent, plus nos attentes diminuent… et avec raison! Lorsqu’on atteint 46 minutes sur 86, on se doute fort bien que deux options sont maintenant envisageables : le pari est complètement perdu ou on aura droit à une finale étourdissante où tout éclate et est révélé en vrac.

Mais laisser sur sa faim…

The Portrait penche lourdement vers la première option. Rien, mais absolument RIEN de constructif ne se déroule. Pourtant l’idée du portrait maléfique se voulait prometteuse. Bien qu’exploité dans différents films (It, The Conjuring 2, The Devil’s Candy), il s’agit d’un filon qui ouvre la porte à de multiples avenues intéressantes où l’imagination peut s’en donner à cœur joie.

Malgré le potentiel à exploiter, le scénario de David Griffiths passe tout droit. La menace potentielle — le portrait supposément hanté — entre et sort de l’histoire sans aucune logique. Sa raison d’être est brièvement expliquée, mais toujours de façon décousue et sans profondeur. Même si on sent l’effort et la volonté de créer un quelconque suspense, l’intrigue tombe à plat à chaque tournant dans une suite de moments qui n’apportent rien au continuum du récit.

L’acteur qui incarne l’homme amnésique (Ryan Kwanten, Dead Silence, True Blood) ne réussit pas à nous convaincre de sa fatalité. Une seconde, le personnage est visiblement atteint de ce trouble et de l’autre, il semble retrouver ses sens et devient ensuite étonnamment violent. Ce jeu inégal fait perdre toute crédibilité au rôle. Piètre performance ou pauvre scénario? Probablement un mélange des deux. Petit extra : nous sommes également présenté·e·s à des personnages secondaires caricaturaux qui ne font que bizarrement brouiller les pistes.

L’histoire est bouclée par une finale qui tente de nous faire oublier les incohérences : nous avons droit à une dernière scène qui sous-entend que tout est connecté. Faudrait-il alors revisiter le film pour mieux comprendre? Hmmm… non merci!

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Pour les fans...
de films à intrigues
d'ambiances lourdes
1
Note Horreur Québec

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