[Critique] The Prodigy: Dr Scarka et Mister Miles

Note des lecteurs5 Notes2.2
4

On a un nouveau venu dans la grande famille des enfants creepy du cinéma d’épouvante et il arrive en grande forme. Du haut de ses dix ans, le jeune Jackson Robert Scott (Georgie dans le It de 2017) est, mine de rien, en train de se construire une solide réputation dans le milieu. En effet, The Prodigy de Nicholas McCarthy (The PactAt the Devil’s Door) est une réussite et a le potentiel de marquer les esprits. Bien sûr, le film n’est pas exempt de défauts et parfois le symbolisme sur la double identité de Miles est un peu trop lourd et manque de subtilité, mais dans le genre, il fait très bien le travail.

The Prodigy affiche filmSarah (très convaincante Taylor Schilling) craint pour la sécurité de sa famille quand elle réalise que son jeune fils, Miles, un enfant surdoué, se comporte de manière assez suspecte. A-t-il des troubles psychologiques ou y a-t-il quelque chose d’encore plus sinistre en jeu?

The Prodigy n’est pas ce que l’on pourrait appeler un scénario original. Il y a des relents, bien entendu, de The Omen et de tous ses clones. Cela dit, on ne peut lui en vouloir quand la mise en scène développe un univers original et glace tout aussi bien le sang. Maniant très habilement les jeux d’ombres, de dévoilements et de développements de tension, McCarthy réussit à plusieurs reprises l’exploit de marquer l’imaginaire du spectateur par sa réalisation. Mention spéciale à la scène où Miles se retourne vers sa mère avant d’aller au lit et a son image qui marque la rétine.

De plus, le fait de renverser le cliché de la possession démoniaque en faisant de l’entité invasive un être humain est très bien vue et permet l’expansion de la franchise pratiquement à l’infini tant elle ouvre de grandes possibilités. La présence des chercheurs, et particulièrement celui interprété par Colm Feore (Bon Cop, Bad Cop), est également un ajout très efficace pour permettre la suspension d’incrédulité et l’immersion.

Bref, il en résulte un métrage efficace qui vaut la peine qu’on s’attarde dessus. D’autant plus que, rare fait pour un film d’horreur grand public, il n’est même pas coproduit par Blumhouse! À voir pour ceux qui ont un bon souvenir de Unborn et des films dans le même style. Une belle petite gemme de début d’année.

Zeen is a next generation WordPress theme. It’s powerful, beautifully designed and comes with everything you need to engage your visitors and increase conversions.