WorstRoommateEver

[Critique] Worst Roommate Ever: terreur dans un quatre et demi

Si vous n’avez jamais eu à partager un appartement avec un coloc intolérable, vous avez au moins déjà vu une histoire de cohabitation difficile au cinéma et à la télévision. Du nerd paresseux qui dévore des Cornetto sur le divan toute la journée (Shaun of the Dead) à la collégienne insupportable qui écoute Cher en boucle (Buffy the Vampire Slayer), les mauvais colocs apportent habituellement une touche d’humour. Dans la vraie vie, ils n’ont rien de drôle. Worst Roommate Ever, la nouveauté true crime Netflix, prouve qu’il y a beaucoup pire qu’un coloc qui vide le frigo.

Cette docusérie de cinq épisodes couvre quatre histoires vraies de cohabitation ayant mené au crime. La première nous présente la propriétaire d'une maison de répit qui cache de sinistres desseins sous ses airs de bienfaitrice, tandis que la deuxième raconte une histoire de disparition qui éveille les soupçons. En troisième, un récit de fraude et de tentative de meurtre nous fait voyager du Danemark au Chili. Enfin, un homme terrorise ses colocataires avant de causer un horrible bain de sang.
Worst Roommate Ever affiché Netflix

Il y a maintenant plusieurs années que Netflix fait régulièrement paraître des titres qui font la satisfaction de notre curiosité morbide, dont certains ont attiré notre attention vers des crimes méconnus et d’autres galvanisé notre fascination envers les tueurs en série. Les fans d’horreur avaient pris un intérêt particulier pour Worst Roommate Ever en apprenant que la série était développée par Blumhouse Television, un studio indépendant lancé il y a quelques années par ceux qui nous ont donné entre autres Paranormal Activity, The Purge et Get Out. Malheureusement, Worst Roommate Ever se taille une place médiocre dans un inventaire déjà gonflé à bloc de séries true crime largement supérieures.

D’abord, on pardonne mal ce titre léger qui se prêterait mieux à une comédie qu’à une anthologie de récits aussi cruels. En fait de respect envers les victimes, on a vu mieux. De plus, au lieu de développer un ton qui lui est propre, la série suit une formule prémâchée qui possède autant de personnalité qu’une babiole made in China. Certes, la limite de soixante minutes par épisode empêche de développer chaque récit en profondeur. Malgré son manque de saveur, le travail de résumé est plutôt bien exécuté, et l’insertion de séquences animées produit un effet intéressant. Cela dit, le manque de cohésion entre la gravité des crimes présentés (ce qui ne signifie pas qu’ils sont tous horribles) et la décision de consacrer deux des cinq épisodes à la même histoire ne sont que quelques caractéristiques étranges de ce projet sans texture ni mission. L’importance des horreurs commises par Dorothea Puente nous fait questionner le choix de les inclure dans une telle anthologie, par exemple. Bref, le thème du coloc détestable ne parvient simplement pas à créer un fil conducteur qui garde l’attention.

Note des lecteurs0 Note
Points forts
Séquences animées intéressantes
Points faibles
Thème commun trop faible pour une anthologie
Formule faite et refaite
Manque de sensibilité
1.5
Note Horreur Québec

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Horreur Québec
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