The Dark The Wicked 5

[Fantasia 2020] The Dark and the Wicked: terrorisé face au deuil

Note des lecteurs4 Notes
4
Note Horreur Québec

Parmi les grosses pointures attendues cette année à Fantasia, on attendait impatiemment la première mondiale du nouveau film d’horreur de Bryan Bertino, celui qui nous donné il y a plus d’une décennie le home invasion hollywoodien glacial The Strangers, avec Scott Speedman et Liv Tyler. The Dark and the Wicked nous entraîne dans un autre huis clos qui se déplace maintenant à la campagne pour nous offrir une dose majeure de frayeurs.

Louise (Marin Ireland, Sneaky Pete) et Michael (Michael Abbott Jr., The Death of Dick Long) sont de retour à la ferme familiale. Leur père ne va pas très bien et il pourrait s’agir de ses derniers moments. Arrivés sur place, frère et soeur découvrent toutefois que quelque chose ne tourne pas rond. D’un côté, leur mère semble drôlement préoccupée et de l’autre, des phénomènes pour le moins étranges se produisent. Est-ce que le Diable en personne se serait invité à la maison?

The dark and the wicked affiche filmBertino propose avec The Dark and the Wicked un long-métrage intime tourné à même sa propre ferme, et où les thèmes universels de la famille et du deuil se retrouvent au centre du récit. À sujet égal, son dernier film n’a certainement pas la finesse d’un Relic, paru plus tôt cette année, où d’un Sanzaru, également présenté lors de cette édition de Fantasia, mais ça ne l’empêche pas de nous proposer quelques moments de pure terreur, diablement réussis.

Le cinéaste n’a pas perdu la main et joue bien avec nos nerfs pendant ces 95 minutes. Il y parvient en tissant ses ambiances très lentement, que ce soit lorsqu’on se retrouve dans l’enclos à chèvres en pleine nuit ou encore allongés en compagnie du père malade alité. La réalisation soignée exploite ces éléments propres à la ferme et la région à bon escient pour créer des atmosphères glauques et oppressantes. Certaines de ces mécaniques s’avèrent bien répétitives en cours de route, notamment lorsque les scènes de «possession» s’accumulent, mais le gore frontal, particulièrement brutal, frappe de plein fouet.

Ireland et Abbott livrent des interprétations intenses et très réalistes en lien avec toutes ces façons d’accueillir la mort (ou non). Dans son rôle de prête, Xander Berkeley (Candyman) nous sert une ou deux scènes particulièrement terrifiantes. Le personnage rappelle même un certain prédicateur entrevu dans Poltergeist II — figure démoniaque qui voulait, elle aussi, pénétrer dans la demeure.

Bien que le scénario aurait pu bénéficier d’un peu plus de profondeur et de clarté — même si l’ambiguïté demeure appréciable — The Dark and the Wicked livre affreusement bien la marchandise côté horreur. Après The Strangers, Bertino a aussi signé la réalisation de deux films d’horreur peu connus, dont celle de The Monster en 2016, qui n’a jamais été distribué au Canada. Espérons que son dernier film marque officiellement son retour à l’horreur grand public.

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