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[Fantasia 2021] The Sadness: l’extrême-onction

Note des lecteurs4 Notes
3.5
Note Horreur Québec

On connaît déjà le scénario de The Sadness sur le bout de nos doigts: un jeune couple est séparé durant une épidémie qui rend les gens fous et tente de se retrouver à travers le carnage qui règne dans la ville. Mais qu’est-ce qui différencie le film de zombies taïwanais du cinéaste canadien Rob Jabbaz des autres? La violence atteint un autre niveau.

Cette «tristesse», c’est celle qui émane de la sauvagerie humaine, et quoi de mieux pour traiter du sujet qu’une série d’assauts violents et gratuits? Inspiré par l’éclosion de COVID-19 et de la série de bandes dessinées Crossed, le scénario réfléchit sur la pandémie actuelle et la condition de l’homme en nous livrant une «nouvelle sorte» d’infectés: ces derniers veulent vous baiser à mort avant de vous éclater le cerveau. Pensez à Shivers rencontre Cannibal Holocaust, avec un sous-texte un peu plus moderne.

The Sadness affiche film

Ceux qui prendront toutefois la citation médiatique de la campagne marketing («Le film de zombies le plus violent et dépravé à avoir été fait») au pied de la lettre seront surpris d’en sortir somme toute indemnes. La niveau de violence y est certes très corsée, et les effets spéciaux impressionnent grandement, mais les mots seront peut-être un peu trop lourds pour le fan d’horreur plus aguerri. Il est également intéressant (et rassurant) de constater que The Sadness s’impose une certaine limite. En effet, la violence sexuelle demeure suggérée; un choix judicieux lorsqu’on veut être davantage pris au sérieux.

Parce qu’en effet, malgré certaines touches d’humour, les dialogues vulgaires et les litres de sang qui s’accumulent, The Sadness ne sombre pas dans le slapstick. La réalisation de Jabbaz réussit ainsi à conserver l’atmosphère inquiétante et tragique de la situation, aidée par une trame sonore résolument lugubre et remplie de sonorités énervantes. Dommage que le rythme du métrage, qui accumule des scènes de carnage de manière un peu disparate, s’avère plutôt inégal. Le dernier quart s’éternise ainsi dans l’explication avec un vilain qui n’arrive pourtant pas à la cheville du terrifiant Tzu-Chiang Wang en homme d’affaire disjoncté.

The Sadness soulève aussi quelques questionnements moraux après son visionnement. Que doit-on penser, par exemple, de cette scène qui s’inspire d’une tuerie survenue dans le métro de Taipei en 2014 au profit de notre amusement? Les réponses varieront seront les sensibilités.

Mais peu importe où se situe votre limite, oui, The Sadness est le film le plus gore que vous verrez cette année. Avec son premier long-métrage, Rob Jabbaz s’est non seulement mérité le prix «New Flesh» à Fantasia lors de sa première nord-américaine, il a attiré l’attention de toute la communauté horrifique. Voyons voir ce qu’il saura maintenant faire avec cette nouvelle notoriété.

Raven Banner distribuera The Sadness au Canada plus tard cette année.

The Sadness (2021) Red Band Trailer | Zombie Horror Movie

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