[Hexploitation Film Festival 2020] Deathcember: une fin d’année sans frisson

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Note Horreur Québec

NDLR: Cette année, Horreur Québec vous offre une couverture du Hexploitation Film Festival, qui se déroulera du 20 au 22 février prochains à Hamilton en Ontario.

Ayant pour thème la fête de Noël, une série de réalisateurs aux quatre coins du globe nous raconte une brève histoire d’horreur.

Depuis un moment déjà, le titre Deathcember se lit sur plusieurs sites spécialisés, et se transmet sur les lèvres des fanatiques d’horreur. Cette édition 2020 du festival Hexploitation frappe fort en l’offrant en première canadienne à ses festivaliers.

Deathcember affiche filmDifficile de n’avoir aucune attente devant tant de promesses. Que l’on souhaite découvrir des talents moins connus comme les cinéastes Sadrac González-Perelló (Black Hollow Cage) et Florian Frerichs (The Last Supper) ou que l’on souhaite renouveler notre histoire d’amour avec certains grands cinéastes de l’horreur tels que Ruggero Deodato (Cannibal Holocaust), Lucky McKee (The Woman, May), Pollyanna McIntosh (Darlin’), Isaac Ezban (Parallel), Lee Sang-woo (Barbie) ou encore même la Screem Queen Barbara Crampton (Re-Animator, From Beyond), les publicités nous vendent une satisfaction. On rassemble donc une trentaine de cinéastes internationaux et tente de plaire à tous. Les nouveaux créateurs dans le décor auront la chance de montrer leur savoir-faire, alors que les experts, dont la réputation s’est ternie de quelques faux pas au cours des années, pourront tenter de faire reluire leur couronne de maître dorénavant moins lustrée.

Cela dit, l’enjeu du court-métrage, puisqu’il s’agit d’un assemblage de petits films indépendants sur le thème de Noël, est de développer une idée en utilisant la durée comme avantage et comme restriction pour guider certains choix. Si un essaim de festivals vante les mérites de cette forme pour ses vertus formatrices d’un auteur, la vérité n’est pas moins que chaque cinéaste ne qui peut s’y coller avec l’aisance exigée.

Comme il nous aurait fait plaisir, chers lecteurs, de vous écrire qu’il s’agit ici du nouveau Creepshow, après maintes tentatives sans saveurs comme l’était The Theatre Bizarre et le plus navrant Nightmare Cinema. Néanmoins, ce n’est aucunement le cas.

La question la plus brûlante face à cette anthologie inégale concerne ce thème de Noël, complètement placardé. L’idée que chaque sketch représente une fenêtre d’un calendrier de l’Avent et qu’on se dirige lentement — peut-être trop — vers le 25 décembre est très bonne. Pourtant, certains cinéastes, autant par leur style que leurs moyens auraient eu avantage à se faire imposer une autre fête. La triste réalité face à ce fatras d’histoires trop courtes, c’est qu’on a du mal à trouver une forme de satisfaction autant grâce aux histoires convenues et ennuyantes, que par certaines mises en scène qui, en dépit de montrer un certain style, peinent à se griffonner une signature.

À ce stade, soulignons l’inoubliable Crappy Christmas: Operation Christmas Child du cinéaste Juergen Kling, qui réussit à nous déstabiliser avec de la pâte à modeler et Getting Away From It All, réalisé par l’actrice et cinéaste Pollyanna McIntosh, dont l’humour grinçant fonctionne à merveille.

Cela dit, avec Family Feast, le québécois Rémi Fréchette (Montréal Dead End) nous fait honneur ici en livrant l’un des meilleurs épisodes de l’anthologie. C’est le véritable cadeau de ce collage de clips. Il nous tarde vraiment de le voir signer un premier long-métrage puisqu’en quelques minutes seulement, le cinéaste fait montre d’originalité, de passion et d’intelligence dans sa mise en scène. Qui plus est, il se souligne ici parmi une liste d’artistes des plus chevronnés et nous en sommes très heureux pour lui.

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